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5+5=32 Feuille de route pour une Union Méditerranéenne

5-5-couvCoopération du Cercle des économistes et de Hubert Védrine

De l’avenir des pays du sud de la Méditerranée dépend l’avenir de l’Europe. Soit l’intégration se fait et chaque rive de la « Mare nostrum » y trouve un relais de croissance. Soit la fracture se creuse et les tensions économiques, et surtout politiques et sociales s’exaspéreront. Mais le processus euroméditerranéen de Barcelone est aujourd’hui en panne. Le Cercle des économistes et Hubert Védrine ont décidé d’intervenir dans le débat public. Ce livre, dirigé par Olivier Pastré, définit la « feuille de route » des cinq pays du nord et des cinq pays du sud de la Méditerranée (« 5+5 ») qui pourrait constituer la colonne vertébrale d’une véritable Union méditerranéenne à 32. Ce processus « 5+5 » passe par une série de réformes institutionnelles aussi bien que par la priorité donnée à quelques dossiers stratégiques qu’il faut avoir le courage de revisiter de fond en comble (agriculture, énergie, finance, émigration, sécurité). Ce livre est le premier à éclairer de manière aussi acérée l’avenir de la Méditerranée.

Ancien secrétaire général de l’Elysée et ministre des Affaires étrangères, signataire d’un rapport récent et remarqué sur la France et la mondialisation, Hubert Védrine vient de publier Continuer l’Histoire aux éditions Fayard.

Après le grand succès rencontré par ses deux premiers ouvrages, Politique économique de droite, politique économique de gauche et Un monde de ressources rares, le Cercle des économistes livre une réflexion très attendue.

Editions Perrin : 13.80 €
ISBN : 978-2-262-02756-8

Avant-propos du Cercle des économistes

« 5 + 5 = 32 », pourquoi ce titre ? Pour une raison très simple. Face aux difficultés de création d’un espace euroméditerranéen, la diplomatie française a mis en route un processus de coopération unissant les 5 pays du Nord (Portugal, Espagne, France, Italie et Malte) et les 5 pays du Sud les plus directe- ment concernés par l’avenir de la Méditerranée (Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie et Libye). Contrairement à la philosophie d’élargissement qui a prévalu lors de la signature du traité de Nice (dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’a pas, à ce jour, démontré son efficacité), la philosophie du « 5 + 5 » est celle de l’approfondissement : coopérons entre partenaires directement concernés. Ayant démontré l’efficacité de cette coopération, celle-ci s’élargira tout naturellement aux autres pays de la zone. Commençons à travailler à 10 et les 22 autres membres de l’Union européenne se joindront à un élan qui ne leur retire rien et peut leur apporter quelque chose.

L’effet « appel d’air » a toujours joué, dans l’histoire, de manière positive. « 5 + 5 » égale bien 32.

Pourquoi ce livre ? Parce que le président Sarkozy a fait le pari de dynamiser le processus du « 5 + 5 » en lançant le projet d’une Union méditerranéenne. Le Cercle des économistes qui a toujours, au-delà des frontières, participé de manière pro-active à la réflexion sur l’avenir de la France et de l’Europe, se devait d’apporter sa contribution à l’initiative prise par le président de la République française. Cela était d’autant plus naturel que le Cercle avait activement participé au sommet de Tunis, en 2003, pour la relance du processus « 5 + 5 ». Le Cercle des économistes avait à l’occasion de ce sommet publié un cahier intitulé « 5 + 5, l’ambition d’une association renforcée » dont le président Jacques Chirac avait à l’occasion de son discours de clôture salué l’originalité et l’ambition. C’est ce cahier, réalisé par Patrick Artus, Jean-Paul Betbèze, Elie Cohen, Christian de Boissieu, Michel Didier, Pierre Jacquet, Jean-Hervé Lorenzi, Charles-Albert Michalet, Daniel Vitry sous la direction de Jean-Marie Chevalier et Olivier Pastré, qui a servi de matrice à ce livre. Sous la direction vigilante d’Olivier Pastré, il a été complété par de nouvelles contributions, celle de Patrick Artus sur les partenariats que les pays de la Méditerranée trouveront auprès des États-Unis ou de la Chine à défaut d’une présence de l’Europe, celle d’André Cartapanis sur les jalons d’un espace financier euro-méditerranéen, et celle de Jean-Paul Betbèze sur la coopération dans le monde des entreprises. Par ailleurs en sorte de « contrepoint » au texte d’Hubert Védrine, Abderrahmane Hadj Nacer, ancien gouverneur de la Banque centrale d’Algérie, livre un point de vue particulièrement éclairant d’un homme de l’autre rive.

Autre temps, autres ambitions ; ce livre se veut plus opérationnel que le cahier. En 2003, il était nécessaire de penser, en 2007, il est temps d’agir. L’objectif de ce livre est de faire des propositions concrètes à la communauté internationale, pour renforcer l’intégration européenne sur le plan économique. Mais, ce livre, mis en forme par Guillaume Almeras, n’aurait pu voir le jour ni démontrer son efficacité sans l’amitié et l’appui intellectuel d’Hubert Védrine. Partenaire depuis leur création des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence qu’organise chaque année le Cercle dans le cadre du festival d’Art lyrique, Hubert Védrine connaît la Méditerranée et il l’aime. S’étant vu confier par le président de la

République, une mission de réflexion sur la France et la mondialisation, il est sans doute le mieux placé pour offrir une perspective géostratégique à la réflexion du Cercle sur l’avenir de l’Union méditerranéenne ; qu’il soit, à cette occasion, remercié pour son amicale contribution.

La France a tout à gagner au lancement de l’Union méditerranéenne. Le Cercle des économistes ne pouvait donc pas être absent de ce rendez-vous avec l’histoire de « notre » mer. Notre ambition est que le lecteur de ce livre participe à cette aventure...

 

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