30 universitaires et une conviction : l'importance d'un débat ouvert et accessible

Cessons de nous lamenter sur notre sort

france encourageFrance au rattrapage. L’Insee vient de publier un tableau en demi-teinte de l’économie française. L’institut de la statistique estime qu’une éclaircie se confirme mais pas encore au point de véritablement relancer l’emploi, ni doper l’investissement. La France serait ainsi en phase de rattrapage, entre une Allemagne en tête et un Royaume-Uni en embuscade. Autant d’éléments qui font dire à Olivier PASTRE que « l’Europe ne va pas si mal. Certes, sa croissance sera durablement faible et les forces centrifuges qui s’y exercent durablement fortes  ». Et l’économiste d’ajouter : « après tout, la Grèce et Chypre sont toujours dans le bateau et l’Europe attire toujours autant les investisseurs étrangers ».

Atouts compétitifs tricolores. Si les handicaps de l’économie française sont nombreux, il faut les juger à l’aune de nos atouts. « Une dynamique démographique qui fait rêver nos partenaires ; des leaders mondiaux allant du luxe à l’aéronautique en passant par la banque, le BTP, l’énergie et la pharmacie ; une productivité du travail que nous envie les Américains et les Allemands  »… autant de richesses à mettre dans le verre à moitié plein et non à moitié vide de notre inconscient collectif. Certains s’interrogent sur notre attractivité ? « La France est la cinquième destination au monde des investissements industriels  », leur répond Olivier PASTRE.

De la fiscalité à la confiance. Dans les discussions autour du budget 2014, le débat sur la fiscalité occupe le devant de la scène, au point d’atteindre son paroxysme. Mais selon Olivier PASTRE, il ne faut pas oublier que « hors charge sociales pesant sur les entreprises, nous ne payons pas plus d’impôts que la moyenne des pays dits « développés  ». Broyer du noir ne sert donc à rien, bien au contraire. Cela entame notre capital confiance. Se défendant d’imaginer un monde de Bisounours, Olivier PASTRE estime que « le seul ressort économique de la sortie de crise est la confiance. Sans elle, pas de consommation, pas d’investissement et encore moins d’exportations  ». Se convaincre de notre capacité de vaincre. Voilà la recette du succès aux yeux de l’auteur du livre ‘’Tout va bien (ou presque)’’ publié aux éditions Fayard.

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