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Économie France : Le verre à moitié plein

franceLa pente reste raide. En publiant ses prévisions économiques de printemps pour les pays de la zone euro, lundi 5 mai 2014, la Commission européenne a fait part de ses doutes sur les possibilités de la France de ramener son déficit à 3% du PIB en 2015. Même le plan de 50 milliards d’euros présenté par le gouvernement de Manuel Valls n’y pourra pas grand chose. En revanche, Bruxelles se montre plus optimiste que lors de ses précédentes prévisions. C’est cet aspect de l’analyse que préfère retenir Jean-Hervé LORENZI. « Il est évident que la situation s’améliore. Le nier serait faire preuve de malhonnêteté. Nous allons maintenant vers un taux de croissance de 1% pour cette année et d’1,5 à 1,7% en 2015… de toute évidence, c’est mieux que les années précédentes  », insiste le Président du Cercle des économistes.

Le poids des mots. La veille de la publication des projections européennes, le Président de la République s’est dit convaincu d’un prochain retournement de l’économie française. Les indicateurs mentionnés ci-dessus en sont-ils la preuve ? Attention aux mots, prévient en substance Jean-Hervé LORENZI. « Ce n’est pas un retournement mais une amélioration. Tous les observateurs le disent. Mais, c’est vrai, on ne passe pas du jour à la nuit  ». Et l’économiste d’appeler à trouver le juste milieu et la tempérance dans les commentaires. « Deux sentiments sont à éviter : l’optimisme béat et l’auto flagellation dont la France aime à se repaître  », estime Jean-Hervé LORENZI.

Changement perceptible. La communication de Elysée deviendrait-elle plus pragmatique ? « Je me méfie autant du discours récent sur l’inversion de la courbe du chômage que des comparaisons internationales faites par certains observateurs  », reconnaît l’économiste, Professeur à l’Université Paris-Dauphine. « Par exemple, la Grande-Bretagne n’a pas encore récupéré le niveau d’activité de 2007, ce que nous avons fait depuis 2 ans », souligne Jean-Hervé LORENZI. Un autre exemple significatif à ses yeux est le plan de 50 milliards d’euros d’économies et de relance. Un plan « sans précédent et volontaire ». A en croire le Président du Cercle des économistes, nous sommes dans le concret, déjà plus loin que la simple psychologie positive et encore bien plus loin de la traditionnelle méthode Coué.

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