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« Le Consensus de Dakar » – Conférence Internationale – « Afrique Développement durable & dette soutenable »

 


À l’initiative du Cercle des économistes s’est tenue le 2 décembre 2019 la Conférence Internationale de Dakar sur la thématique « Développement durable & dette soutenable : Trouver le juste équilibre ».

Cette journée de réflexion coorganisée par la Présidence du Sénégal, le FMI, l’ONU et le Cercle des économistes a réuni entre autres les gouvernants des Etats de l’UEMOA, la toute nouvelle Directrice Générale du FMI, la Vice-Secrétaire Générale des Nations Unies, le Vice-Président Afrique de la Banque Mondiale et les membres du Cercle des économistes.

Elle s’est achevée sur une déclaration conjointe : « Le consensus de Dakar ».

La mise en oeuvre, le suivi et l’évaluation de cette déclaration ont été présenté le 3 décembre par le Cercle des économistes qui a formulé plusieurs propositions concrètes.



BILAN ET PERSPECTIVES

Que retenir ?

800 participants, Plus de 100 nationalités présentes, 49 intervenants, 6 tables rondes, 1 session d’échanges de haut niveau en présence de six chefs d’Etat et de hauts dignitaires des institutions internationales (dont la directrice générale du FMI et la vice-secrétaire générale des Nations Unies).

Au-delà de ces chiffres qui démontrent l’ampleur de cette manifestation, une position commune a été adoptée : le « Consensus de Dakar ».

Ce document, admis par l’ensemble des parties prenantes et présenté en clôture de l’événement par Son Excellence Monsieur Maky Sall, Président de la République du Sénégal.

LE CONSENSUS DE DAKAR: 7 POINTS D’ACCORD

  1. Renforcer la mobilisation des ressources internes, fiscales et l’épargne publique afin de financer le développement.
  2. Améliorer, de manière continue, de la gouvernance des finances publiques et l’environnement des affaires.
  3. Prendre en compte, pour les pays africains, la contrainte particulière liée à l’impact environnemental, notamment le changement climatique, et aux dépenses en matière de sécurité face au choc terroriste.
  4. Face à l’urgence des besoins d’investissement en Afrique, les partenaires au développement doivent tenir compte de la valeur des actifs dans l’analyse de la viabilité de la dette de chacun des pays du continent.
  5. Lutter contre l’échange inégal, notamment la faible rémunération des matières premières et le déficit encore persistant dans la création de chaîne de valeurs par la transformation locale des produits.
  6. Rétablir un regard objectif de la part des institutions internationales sur la perception du risque en Afrique qui est aujourd’hui exagéré et qui pèse sur les notations des projets d’investissement.
  7. Entretenir une collaboration entre les pays du continent africain et les partenaires bilatéraux et multilatéraux, pour une gouvernance financière mondiale plus équitable et pour que l’Afrique soit l’une des locomotives de la croissance mondiale.

MISE EN OEUVRE, SUIVI ET ÉVALUATION

Le Cercle des économistes, qui a activement contribué à l’élaboration de ce message, a également présenté le 3 Décembre une conférence de suivi et d’évaluation du « Consensus de Dakar ». Ce dispositif a été présenté par le Président du Cercle, le professeur Jean-Hervé Lorenzi et par deux de ses membres, experts sur ces questions – les professeurs Akiko Suwa-Eisenmann et Philippe Trainar. Cette conférence a été rehaussée par la présence du Ministre Cheikh Kanté, Ministre chargé du Suivi du Plan Sénégal Emergeant auprès du Président de la République du Sénégal, et de son homologue des Mines et de la Géologie, Madame la Ministre Aissatou Sophie Gladima SIBY. Le Cercle a présenté un ensemble de propositions concrètes, qui vont dans le sens du « Consensus de Dakar » et qui visent à faire de l’Afrique une « locomotive de l’économie mondiale ».

Les prises de position suivantes ont été formulées par le Cercle avec l’assentiment des différentes parties prenantes :

  • Affirmer l’ambition d’accélérer la croissance en Afrique sub-saharienne de 3,4% aujourd’hui à 6% par an. Ceci nécessite d’accroitre massivement les investissements en infrastructures, en mobilisant les transferts d’épargne ou de liquidités internationales, à moyen et long terme, d’une cinquantaine de milliards de dollars par an aujourd’hui, à 100 milliards de dollars, et de maintenir ces efforts pour les 15 ans à venir. Le surcroît de croissance en Afrique aura un impact positif sur la croissance mondiale de l’ordre de 0,2 point.
  • Le niveau mondial d’épargne et de liquidité théoriquement utilisable pour le financement de projets en Afrique est en effet très important. Il est donc fondamental de définir très clairement la répartition des tâches entre les acteurs publics locaux, les investisseurs privés nationaux et les investisseurs internationaux pour assurer la création de projets cohérents et durables et mobiliser plus efficacement les capitaux disponibles.
  • Les sources de financement de ces projets seront nécessairement multiples. Un effort essentiel devra être fourni pour mobiliser les capitaux privés. Une part significative du financement devra aussi venir des organismes internationaux, des banques de développement et de facilités de dettes accordées par les partenaires internationaux.
  • Les mécanismes d’évaluation et d’assurance sur les risques encourus par les investisseurs dans la région devront être renforcés. Cet effort pourra notamment être pris en charge par les banques régionales de développement comme la Banque Africaine de Développement, la Banque européenne d’investissement ou la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures. Cela permettra de rendre éligibles ces financements dans les engagements et les portefeuilles des principaux intermédiaires financiers mondiaux (banques, assurances, et fonds d’investissements). Une attention particulière devra être accordée à la mobilisation du “private equity” et de la “private debt”.

Avec la présence de :

 

             

 

 

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