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La France doit aider la Tunisie

Francois Hollande devant l'Assemblée nationale tunisienne à Tunis le 5 juillet 2013

Francois Hollande devant l’Assemblée nationale tunisienne à Tunis le 5 juillet 2013

Géopolitique du pire. Après Charlie Hebdo et le Musée du Bardo à Tunis, le Yemen et ses 142 victimes… à qui le tour ? Olivier PASTRE estime que les récents attentats étaient probablement impossibles à déjouer, mais parfaitement prévisibles. En Tunisie, « Comment les fanatiques, de Daesh ou d’ailleurs, pouvaient-ils supporter qu’un pays musulman fasse le choix de la démocratie et, pire, parvienne à installer celle-ci, même de manière précaire ? », s’interroge l’économiste, fin connaisseur du pays et de ses rouages politiques et économiques, très critique à l’égard des États occidentaux, dont la France.

Une situation déjà difficile. La Tunisie est particulièrement fragile à trois niveaux au moins. « Topographiquement elle est coincée entre l’Algérie et la Libye. Économiquement, elle n’a ni gaz, ni phosphate, et dépend donc plus que l’Algérie et le Maroc du tourisme et de la vitalité de ses PME. Politiquement, elle n’est pas encore parvenue à sortir du cercle vicieux dans lequel elle s’est elle-même enfermée », analysait récemment Olivier PASTRE dans une tribune accordée au site internet du Nouvel Économiste, appelant à plus de considération pour ce pays.

Action concrète. Que peut donc faire la France, sans prendre à sa charge toute la misère du monde ? « Passer aux actes  », répond tout de go Olivier PASTRE, car les voies dans ce domaine sont toutes tracées : «  Il faut commencer par mobiliser tous les moyens financiers disponibles en France et en Europe pour accompagner la croissance économique tunisienne ». L’économiste en est convaincu : « Si on met bout à bout les reliquats de moyens financiers de la BEI, de la Caisse des dépôts, de l’Agence française de développement et des autres agences gouvernementales européennes, on peut faire beaucoup plus que ce dont la Tunisie a besoin  ». Mais tout cela doit se faire avec, à l’esprit, le problème numéro un du pays : sa jeunesse, bien formée mais massivement au chômage. Atout phare, rempart à la barbarie.

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