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La spéculation, ennemie de l’investissement ?

couv Actes 2014 bon« Si la spéculation est inutile et nocive, elle doit être interdite. Problème : il n’en existe pas de définition précise. Certes, un achat/vente en quelques millisecondes est une opération de spéculation, mais quelle est la durée minimale pour qualifier un flux financier d’investissement ? L’exigence de rentabilité définie à l’aide d’un horizon temporel est arbitraire. Elle doit être complétée par une contrainte en termes d’enveloppe de risque. Elle dénie également toute utilité économique à la spéculation : sa contribution à l’efficience des marchés (prix et liquidité) et sa fonction de réallocation des risques entre les agents. La question fondamentale est de savoir pourquoi il est si difficile de financer les investissements réels de long terme, et qui est le mieux à même de les financer : banques, marchés actions, private equity, États ? Que faut-il changer ? La réglementation (normes comptables, fiscalité, effet de levier) ? Seule une révolution pensée dans un contexte global de financement optimal des économies permettra de mettre fin aux incitations, au court-termisme qui polluent la véritable fonction de la finance : financer l’économie réelle. »

 

Avec les contributions de :

  • Catherine Lubochinsky : « Tout est une question de proportion »
  • Christian Noyer : « Faire face aux incertitudes de la finance »
  • Susan Wolburgh Jenah : « What you do not See Gets you? »
  • Ross McInnes : « Just a Fact of Life »
  • Makoto Utsumi : « Is the Market Always Right? »
  • Christopher Pot
  • ts : « Chi lo sa ? »
  • Emmanuel Lechypre :  modérateur

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