Des universitaires avec une conviction : l’importance d’un débat ouvert et accessible

Les débats de l’éco 2019-2020

Depuis 3 ans, le Cercle des économistes est en direct sur Franceinfo tous les dimanches pour un débat sur l’actualité économique de la semaine passée et à venir.  Nouveau nom Les débats de l’éco remplace le débrief éco et nouvel horaire: pour cette rentrée de septembre 2019, l’horaire est maintenant 17h40 à 18h00 en direct sur radiofrance et retransmission télévisé sur le Canal 27 le soir même à 22h15.

Y participent,  un membre du Cercle des économistes et un représentant de think tank, institut de réflexion, organisation citoyenne, faisant parti de notre dispositif, les « Voix de l’Economie ».

Emmanuel Cugny, éditorialiste à franceinfo,  anime cette émission également en live sur le site internet franceinfo.fr

L’émission est découpée en 2 parties : 8 minutes qui permettront de revenir sur un événement économique marquant de la semaine et environ 10 minutes sur un sujet de prospective.

[Retrouvez les émissions de 2019 ici et de 2018 ici ]

Baisse du taux de rémunération du Livret A & salaire minimum européen
19/01/2020

Christian de Boissieu,Vice-président du Cercle des économistes

Elise Huillery, Chercheure affiliée au Laboratoire Interdisciplinaire d’Evaluation des Politiques Publiques à Sciences Po

SUJET 1 : Baisse du taux de rémunération du Livret A : quelle épargne pour demain ?  

Le taux de rémunération du livret A sera abaissé dès le 1er février au niveau plancher de 0,5% comme le prévoit la nouvelle formule de calcul du taux. Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire, l’a annoncé cette semaine dans le journal Le Parisien. Il aurait été « irresponsable et incohérent » de maintenir ce taux à 0,75% par rapport à « notre politique de diversification des placements » et aux « milliers de Français qui attendent un logement social », insiste le ministre. Créé en 1818, la rémunération du Livret A n’était jamais passée en dessous de 0.75%. 55 millions de Français en possèdent un aujourd’hui (encours total : 300 milliards d’euros). Le Livret A n’est pas le seul à voir son rendement baisser. Tous les produits d’épargne dont la rémunération est inférieure à l’inflation sont touchés, dont le LDD et le PEL…

Le gouvernement a-t-il raison de baisser la rémunération de ce livret d’épargne (bas niveau des taux d’intérêt et de l’inflation ; plancher 0.5% vs 0.23 si pas d’intervention) ?  A travers le Livret A, le gouvernement s’attaque à une épargne très populaire. Ne prend-t-il pas un risque politique ? Faciliter le financement du logement social ? BLM veut « réorienter » l’épargne vers… les entreprises et la capitalisation (diversification). Quid ? Est-ce dans la culture française ? Finie l’épargne « pépère » ? BLM veut « violer » les habitudes des Français et les inciter à prendre plus de riques ? Quels bons placements pour demain ?

 

SUJET 2 : Faut-il créer un salaire minimum européen ?  

En plein débat sur la réforme des retraites en France, avec en arrière-plan la question du pouvoir d’achat, Bruxelles met sur la table le projet d’un salaire minimum pour l’ensembles des 28 pays membres de l’Union. C’était une promesse de la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen : mieux lutter contre la concurrence fiscale. La consultation des partenaires sociaux a commencé et s’étendra sur six semaines. Actuellement, une majorité de pays de l’Union (22 sur 28) dispose d’un salaire minimum légal, mais de fortes disparités subsistent entre la Bulgarie (286 euros bruts mensuels) et le Luxembourg (2.071 euros), selon les derniers chiffres de l’Office européen des statistiques.

Et six en sont totalement dépourvus – le Danemark, la Finlande, la Suède, l’Autriche, l’Italie et Chypre – car ils fonctionnent par conventions collectives

L’idée d’un SMIC européen est-elle pertinente ? Pertinence sur le plan économique ? Sur le plan social ? Peut-on mettre d’accord les 28 pays européens sur ce sujet ? Quelle forme pourrait avoir l’instrument juridique (pas un salaire minimum mais un cadre légal) ? Quid d’un SMIC adapté à l’économie de chaque pays européens (prise en compte des inégalités territoriales, comme aux Etats-Unis) ? Outil très délicat à manier : égalité forcée = renforcement de l’économie informelle ou recours plus importants aux machines pour alléger la masse salariale ?

 

 

https://www.dailymotion.com/video/x7qskym

#LivretA #SMIG #Europe #Epargne

Réforme des retraites : quel coût, quel financement ?
12/01/2020

Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des économistes

Aurélie Trouvé, Porte-parole d’ATTAC

Réforme des retraites : quel coût, quel financement ?

Confronté à cinq semaines de grève, le gouvernement a dévoilé, vendredi 10 janvier, les projets de loi portant sa réforme des retraites. Le texte comporte bien l’âge pivot tant décrié. A moins d’apparaître comme les partisans d’un passage en force, le chef de l’Etat et son Premier ministre n’ont plus que quelques semaines pour trouver une solution avant la présentation de la réforme en Conseil des ministres, mercredi 24 février. Mais de nombreuses questions restent en suspens, comme le coût de la réforme et son financement. Aucun chiffre n’est mis sur la table, au grand dam des partenaires sociaux. Le Medef prévient : si le gouvernement adopte la réforme puis discute ensuite de son financement, « cela sera sans nous » (dixit Geoffroy Roux de Bézieux).

Bilan des discussions de vendredi autour du PM (recadrer le thème en fonction des résultats). Faut-il discuter du financement de la réforme avant son adoption, ou adopter et discuter budget ensuite ? Quel est l’état du système aujourd’hui ? Combien d’argent manque-t-il ? Comment financer ? Quel modèle de financement le plus pertinent ? Quelle place pour la capitalisation ? Les assurances privées ont-elles tout à gagner de cette réforme ? Comment sortir de l’impasse ? La CGT poursuivra le mouvement jusqu’à l’abandon de la réforme… le dossier n’est-il pas entré dans une phase, sur le fond et la forme, plus politique qu’économique et sociale ?

 

https://www.dailymotion.com/video/x7qgawm

#retraites #réforme #sociale

Réforme des retraites, et maintenant
15/12/2019

Françoise Benhamou, Membre du Cercle des économistes

Olivier Babeau, Président de l’Institut Sapiens

Réformes des retraites : et maintenant?

Comment sortir de l’impasse ? La grève dans les transports ne s’essouffle pas mais le Premier ministre, Edouard Philippe, tente de désamorcer sa progression en invitant les partenaires sociaux la semaine prochaine, juste avant les premiers départs en vacances de fin d’année, pour discuter de sa réforme. Sera-ce suffisant ? « Ma porte est ouverte et ma main est tendue », a insisté le Premier ministre à l’adresse notamment de Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, furieux de la décision de Matignon d’imposer une mesure d’âge dans la réforme. La concertation visera à « continuer à améliorer le projet porté par le gouvernement », a expliqué Matignon en évoquant « une série de thèmes » : mise en place du minimum de pension, pénibilité, retraite progressive et accompagnement des transitions vers le système universel.

Comment le gouvernement peut-il sortir de l’impasse (se mettre à dos la CFDT et la CFTC ???) ? Age pivot à 64 ans, réelle avancée (alors que l’âge moyen de départ en France est déjà de 63 ans et demi) ? En règle générale, les mesures présentées mercredi dernier sont-elles à la hauteur ? Comment calculer la valeur du point ? La réforme est-elle réellement redistributive (les hauts revenus sont perdants et les précaires gagnants ?). Pourquoi la génération 1975 ? Si la réforme est « juste », comme le présente le gouvernement, pourquoi ne pas l’appliquer à tout le monde ? Peut-on parler de réforme de gauche ? Faut-il augmenter les cotisations des entreprises ? Quid de la place de la capitalisation ? Artisans, libéraux, travailleurs indépendants… à quelle sauce vont-ils être mangés ? Pourquoi la réforme est-elle incomprise ?…

https://www.dailymotion.com/video/x7p75gn

#Retraites #France

  Retraites : vers une réforme dure ou molle?
08/12/2019

Jean-hervé Lorenzi, Président du Cercle des économistes

Elise Huillery, Chercheure affiliée au Laboratoire Interdisciplinaire d’Evaluation des Politiques Publiques à Sciences Po

Retraites : vers une réforme dure ou molle?

Alors que la mobilisation massive contre la réforme des retraites se poursuit, la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, et le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, recevront lundi 9 décembre tous les partenaires sociaux. En fonction de ce qui aura remonté de ces concertations, le Premier ministre fera des annonces en fin de semaine prochaine pour dessiner les contours définitifs de la réforme.

Les signes d’un certain assouplissement de la réforme des retraites se font jour. Les nouvelles règles ne s’appliqueraient plus à partir de la génération née en 1963 mais seraient décalées de 5 à 10 ans. Du lest pourrait aussi être lâché sur des sujets chers aux syndicats comme les droits familiaux ou la pénibilité. Pour autant, le gouvernement maintient son objectif de suppression des régimes spéciaux, quitte à négocier avec les professions concernées.

Réaction aux éléments du weekend et des déclarations politiques du dimanche…

Des concessions, mais une réforme maintenue et que le gouvernement veut boucler vite, avant même les municipales… Dans ce dossier des retraites, l’exécutif continue d’entretenir le flou, au risque de semer le doute dans les esprits. Cette réforme s’annonce-t-elle dure ou molle? Le gouvernement a-t-il encore une marge de manœuvre ? Si oui, lesquelles ? Qu’est-ce que les syndicats sont prêts à accepter? Matignon se projette-t-il déjà après cette grève contre laquelle il ne peut rien faire? Peut-il passer outre l’opposition des syndicats les plus réfractaires pour imposer sa réforme? L’ampleur de la  grève sera-t-elle déterminante pour l’avenir de la réforme? Va-t-on vers une grève pire que celle de 1995 ?…

https://www.dailymotion.com/video/x7oxc6n

#réformes #retraites #France

Plan d'urgence hôpital & Black Friday
24/11/2019

Christian Saint-Etienne, Membre du Cercle des économistes

Marc-Olivier Padis, Directeur des études de Terra Nova.

Hôpital, plan d’urgence Macron efficace ?    

Les sources de mécontentement se multiplient à la veille de la grande mobilisation sociale du 5 décembre. Après la réforme des retraites, la situation de l’hôpital public cristallise la protestation. Après huit mois de crise dans les hôpitaux publics, le gouvernement a annoncé mercredi une rallonge budgétaire et une reprise de dette étalées sur trois ans, ainsi que des primes pour les personnels. Ces mesures ne sont toutefois pas parvenues à calmer la colère des associations et des syndicats. Tous appellent d’ores et déjà à se mobiliser le 17 décembre pour une journée de grève et de manifestation, avant une journée de sensibilisation du grand public le 30 novembre.

1,5 milliard d’euros débloqués sur trois ans, reprise partielle de la dette des hôpitaux, prime annuelle de 800 euros pour les infirmiers et aides-soignants de la région parisienne gagnant moins de 1.950 euros nets par mois ainsi qu’une prime mensuelle de 100 euros pour les aides-soignants formés à la prise en charge des personnes âgées. 150 millions d’euros fléchés vers l’investissement pour répondre au besoin d’investissement quotidien des hôpitaux… LE COMPTE EST-IL BON ?  La dette a augmenté de 33 milliards d’euros (+40%) en 10 ans : tendance réellement inversable ? Problèmes financiers ou d’effectifs ? Quid des 35 heures ? Quelles solutions en plus des fonds débloqués ?…

 

Black Friday, faut-il faire la grève des achats sur Amazon ?

Vendredi noir pour l’emploi ? Vendredi prochain 29 novembre a lieu le Black Friday, la journée de rabais sur internet et en magasin. Une note d’analyse dévoilée vendredi par franceinfo, Mounir Mahjoubi, ex-secrétaire d’Etat au Numérique et député LREM de Paris, estime que 7 900 emplois ont été détruits en France en 2018 par Amazon. En résumé : pour 1 emploi créé chez le géant du commerce en ligne, le commerce de proximité a perdu 2,2 emplois. Dans son étude, Mounir Mahjoubi met en cause la « productivité élevée » chez Amazon où un seul salarié « supporte un chiffre d’affaires d’environ 600 000 euros », contre « 270 000 euros » pour un salarié d’un commerce physique.

Est-ce que cette étude révèle concrètement les effets du e-commerce de masse sur l’emploi ? Peut-on élargir la question à l’ensemble des vendeurs en ligne ? Faut-il rejeter en masse le commerce sur internet (jeter le bébé avec l’eau du bain) ? Faut-il conditionner les aides à l’implantation des géants du net à des contraintes en matière sociale (implantation d’entrepôts dans les périphéries des villes (Loiret, Picardie…) ? A l’inverse, est-ce que le commerce en ligne peut créer plus d’emplois qu’il n’en détruit ?

 

https://www.dailymotion.com/video/x7oesy3

#hôpital #blackfriday #urgences #amazon

"Gilets jaunes" : les réformes & Google mon futur banquier ?
17/11/2019

Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des économistes

Erwann Tison, Directeur des études à l’Institut Sapiens.

Gilets jaunes, faut-il poursuivre les réformes ? 

Les « gilets jaunes », qui peinent à mobiliser depuis des mois, ont battu le rappel des troupes pour le premier anniversaire du mouvement social ce week-end. Selon un sondage Elabe diffusé mercredi, 55% des Français soutiennent ou ont de la sympathie pour la mobilisation, mais 63% ne souhaitent pas qu’elle reprenne. La France, qui n’a pas connu de vraie « rentrée sociale » s’apprête-t-elle à renouer avec de durs conflits sociaux ?

Retraites, assurance maladie… Emmanuel Macron doit-il poursuivre les réformes ? Si oui, selon quelle méthode ? Entre ralentir le rythme et reculer sur certains points, quelle sont les marges de manœuvres de l’exécutif pour ne pas mettre le feu aux poudres ? Retraite : comment avancer sans braquer les cheminots ? Hôpitaux, quelles solutions ? Freiner, céder, renoncer… à quel coût pour les finances publiques ? La crainte de tout gouvernement est de voir les jeunes rejoindre la mobilisation. Quid ?

 

Google mon futur banquier, rêve ou réalité ?

Google va proposer des comptes courants aux particuliers dès l’année prochaine. Après le moteur de recherche, la vente en ligne, les services et la santé, cette dernière initiative montre une fois de plus l’attrait irrésistible qu’exercent les services financiers sur les géants des technologies. Pour développer son projet, Google s’est allié avec la banque américaine Citibank et une coopérative de crédit de l’université de Stanford. Les deux établissements seront chargés de la gestion de ces comptes. « Notre approche va être de former des liens profonds avec les banques et le système financier. C’est la meilleure façon de faire dans la durée « , explique Caesar Sengupta, vice-président de Google.

Facebook et le Libra… Google et sa banque… pourquoi les géants du net veulent investir le secteur bancaire ? Google peut-il décrocher sa licence bancaire ? Quelle réponse de la part des régulateurs du secteur ? Conséquence pour les réseaux de banques commerciales traditionnelles ? Pour l’emploi ? Confidentialité des données ? Grâce à l’open data, à terme : derrière la banque, les assurances ? Faut-il démanteler les GAFAM comme le propose la sénatrice démocrate américaine, Elizabeth Warren, candidate à la Maison Blanche ?

 

https://www.dailymotion.com/video/x7o48dr

#réformes #giletsjaunes #GAFAM #Google #France

Privatisation FDJ & France-Chine-USA
10/11/2019

Lionel Fontagné, Membre du Cercle des économistes

Aurélie Trouvé, Porte-parole d’ATTAC

 

Privatisation FDJ, pari gagnant ?  

Le gouvernement français a enclenché jeudi la plus importante vague de privatisations depuis plus d’une décennie en lançant le processus d’introduction en Bourse de la Française des Jeux (FDJ), la plus importante cotation de l’année. L’Etat français, aujourd’hui premier actionnaire de la loterie nationale qu’il contrôle à 72%, souhaite ramener sa participation à 20% lorsque les actions commenceront à coter le 21 novembre. L’arrivée en Bourse de la Française des Jeux peut-elle redonner au grand public le goût des actions? La popularité de cette société plaide pour, mais la méconnaissance et le scepticisme des particuliers envers les marchés restent des freins.

On l’a oublié, mais avant d’être nationalisée, la société des jeux était privée. Elle a été nationalisée car elle était très rentable… pourquoi une re-privatisation ? L’opération peut-elle réussir (société sans risques, pas liée à la conjoncture, excellents résultats…) ? Est-ce une réelle privatisation (l’Etat va conserver 20% du K contre 72 aujourd’hui ; garde un droit de regard sur la gestion avec une autorité de régulation…) ? Flécher l’épargne des Français ailleurs que vers le Livret A et l’Assurance-vie… Peut-on redonner aux Français le goût du risque ? Pour quoi faire ?…

 

France-Chine, Emmanuel Macron peut-il gagner la partie de Go ?

Emmanuel Macron a achevé mercredi à Pékin une visite de trois jours en Chine, où il a été reçu en grande pompe par son homologue Xi Jinping au Grand Palais du peuple avant la signature d’une quarantaine d’accords et de contrats. Au total, selon Pékin, le montant de ces « documents de coopération » dans les domaines de l’aéronautique, des énergies « propres », de l’agroalimentaire, de la finance et de l’électricité, s’élève à 15,1 milliards de dollars. L’Elysée n’a de son côté pas souhaité fournir de montant.

Quelle dimension donner à cette visite très économique et commerciale ? Pékin n’a-t-elle pas intérêt à se rapprocher de l’Europe au moment om son économie ralentit et qu’elle est en conflit commercial avec Washington ? L’Europe peut-elle s’imposer dans l’Empire du Milieu en profitant de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine ? Quels atouts faut-il jouer ? Doit-on nouer des accords industriels ? L’Europe n’est-elle pas trop naïve ?…

https://www.dailymotion.com/video/x7nufbn

#Privatisation #FDJ #Chine #France #USA

PSA-Fiat-Chrysler & BCE
03/11/2019

Christian de Boissieu, Vice-Président du Cercle des économistes

Anne-Laure Delatte, Responsable du programme scientifique Macroéconomie et finance internationales au CEPII

PSA-Fiat-Chrysler, vers une entreprise de droit européen  ?    

PSA et Fiat-Chrysler sont en route vers la création d’un nouveau géant mondial de l’automobile, une méga-fusion entre égaux qui doit se faire sans fermeture d’usine, mais qui laissent les salariés du constructeur français dans l’incertitude.
Les deux constructeurs ont annoncé jeudi être tombés d’accord à l’unanimité sur le principe d’une fusion, où les actionnaires des deux groupes se partageraient à 50/50 le capital, au terme de diverses opérations financières. Le nouvel ensemble sera dirigé par l’actuel patron de PSA Christian Tavares, mais la polémique enfle sur le choix des Pays-Bas pour installer le siège de la future entreprise commune.

Le rapprochement des deux constructeurs a-t-il du sens (mutualisation des moyens pour investir dans l’électrique ; gagner des parts de marché aux USA et en Asie…) ? Un mauvais coup pour l’alliance Renault-Nissan-Mitsubici ? PSA restera-t-elle une entreprise française ? Quid d’une entreprise européenne ? Le choix des Pays-Bas pour installer le futur siège est-il judicieux ? Simple terrain neutre ou paradis fiscal ? Pourquoi ne pas prendre le statut d’entreprise européenne (de quoi s’agit-il ? Quel droit spécifique ?) Avec ce statut, le futur groupe pourrait resté à Paris ou à Milan… 

 

BCE : qu’est-ce qui attend Christine Lagarde ?

Christine Lagarde a pris officiellement vendredi la présidence de la Banque centrale européenne, succédant à l’Italien Mario Draghi. La Française, première femme à prendre la présidence de l’institut depuis son lancement en 1998, est novice en politique monétaire. Christine Lagarde s’élance au moment où la BCE a démarré le 1er novembre, pour aussi longtemps que nécessaire, un nouveau programme controversé de rachats de dette sur le marché, le « QE » approuvé en septembre par un conseil des gouverneurs très divisé sur la question.

Dans quel contexte Christine Lagarde arrive à la tête de la BCE ? Va-t-elle poursuivre la politique de Mario Draghi ? Doit-elle le faire ? Peut-elle jouer la rupture avec cette politique ? Quelles relations à attendre avec le partenaire allemand (Ch. Lagarde a rompu les habitudes diplomatiques il y a quelques jours en critiquant Berlin sur son peu de solidarité européenne) ? Quelles conséquences directes pour les citoyens (inflation, taux d’intérêt, tensions sur les marchés…) ?

https://www.dailymotion.com/video/x7niugl

#automobile #économie #monnaie #BCE

Europe & Emplois en France
27/10/2019

Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des économistes

Jean-Marc Daniel, Directeur des études de Rexecode

Un patron français commissaire européen : du rêve à la réalité ?    

Deux semaines après le rejet de Sylvie Goulard, le PR Emmanuel Macron propose Thierry Breton, 64 ans, actuel PDG du groupe Atos et ancien ministre de l’Economie, au poste de Commissaire européen. Les critiques n’ont pas tardé, notamment sur les conflits d’intérêt. Le Parlement donnera son feu vert après avoir auditionné le candidat français.

Ce choix de la dernière chance pour Emmanuel Macron est-il judicieux ? Un patron à la Commission européenne, quelles limites ? De par son expérience et ses métiers, Thierry Breton « coche toutes les cases » de son portefeuille : Marché intérieur, politique industrielle, innovation, défense, espace : un candidat trop bien formé ? Face aux critiques, le principe de précaution politique doit-il l’emporter sur la compétence économique ? S’il est accepté par le Parlement européen, quelle devra être sa première décision économique (quel dossier prioritaire) ?

 

Emplois, investissements : la France sous surveillance ?

Selon les chiffres publiés vendredi par Pôle Emploi, le nombre de chômeurs (catégorie A) a légèrement diminué au troisième trimestre (-15.800, -0,4%) pour s’établir à 3,617 millions de personnes en France entière. Cette baisse est quasiment identique à celle du trimestre précédent. Sur un an, le recul est de 2,4%. Pendant ce temps, l’institut de conjoncture Rexecode nous dit que l’investissement des entreprises françaises, en nette croissance ces deux dernières années, devrait se tasser en 2020, au point de ne plus porter autant la croissance.

L’économie française est-elle en train de décélérer ? Pourquoi tant de signaux contradictoires : baisse de l’investissement, baisse du chômage, hausse du pouvoir d’achat… ? Investissements : comment relancer l’industrie française ? Est-ce que les entreprises peuvent y aller seules ? Quelle place pour l’Etat dont le budget est exsangue, faute de réduire réellement la dépense publique ? Quels investissements prioritaires (France Industrie a un plan de bataille) ? Le plein emploi promis par le PR pour 2025 est-il jouable ? Quid de l’impact des mesures « zéro charge » sur Smic et possibilité pour les démissionnaires de toucher des indemnités chômage ?…

https://www.dailymotion.com/video/x7n4i7i

#UE #France #Emplois

Brexit & Réforme des retraites
20/10/2019

Philippe Martin, Membre du Cercle des économistes

Jean-Marc Daniel, Président de Sociétal

Brexit : stop ou encore ?

Alors que tout le monde criait victoire jeudi 17 octobre après l’accord intervenu entre Londres et Bruxelles sur le Brexit, samedi, le Parlement britannique a contraint le Premier ministre Boris Johnson d’écrire à l’Union européenne pour lui demander un report du divorce. Que veulent exactement les Britanniques ? Quel impact sur l’Europe ? Londres et Bruxelles se donnent jusqu’en 2022 pour négocier un accord de libre-échange. Quelle différence avec une Union douanière ?

 

Réforme des retraites : vers un rétropédalage du gouvernement ?

C’est un autre dossier compliqué, pour le gouvernement français cette fois : la réforme des retraites. Jeudi 17 octobre, lors d’un débat public dans le Jura, le Premier ministre Edouard Philippe a assuré qu’une marge de négociation subsistait, notamment sur la période de transition vers le nouveau système. Face à une mobilisation syndicale qui s’organise, Matignon cherche à déminer le terrain. Fait-il marche arrière ?

 

https://www.dailymotion.com/video/x7mwhge

#Brexit #UE #Retraites

Privatisation FDJ & Grèce
13/10/2019

Christian de Boissieu,  Vice-président du Cercle des économistes

Marc-Olivier Padis, Directeur des études  économiques de Terra Nova.

FDJ : vers une privatisation stratégique ?

Le ministre de l’Economie et des finances Bruno Le Maire l’annonce dans le Journal du dimanche, la privatisation de la FDJ aura lieu le 7 novembre prochain. Les Français pourront acheter des actions de la Fédération française des jeux jusqu’au 20 novembre. Le ministre veut en faire une grande opération populaire. C’est donc une stratégie de l’Etat mais a-t-on pour autant un Etat stratège en matière de politique industrielle ?

 

Grèce, le retour en grâce ?

La Grèce est entrée cette semaine dans le club fermé des pays remboursant leur dette à taux d’intérêts négatifs. Cela tend à prouver que les investisseurs reprennent confiance en l’économie grecque. Rêve ou réalité ? Athènes prévoit une croissance de son économie de 2,5 cette année et 2,8% en 2020. La Grèce enfin sortie de l’ornière dans une Europe par ailleurs empêtrée dans le ralentissement allemand et les perspectives du Brexit ?

https://www.dailymotion.com/video/x7mmg6h

#FDJ #Privatisation #Grèce

OMC & Sécurité sociale :
06/10/2019
Agnès Bénassy Quéré,  membre du Cercle des économistes

Paul Allibert, Directeur Général de l’Institut de l’Entreprise

Commerce : l’OMC joue-t-elle contre l’Europe ?   

Les tensions entre l’Europe et les Etats-Unis ont brutalement ressurgi mercredi lorsque Washington a annoncé vouloir frapper 7,5 milliards de dollars de produits européens de tarifs douaniers punitifs, après avoir reçu le feu vert de l’OMC dans le cadre de la bataille juridique de 15 ans entre Boeing et Airbus. L’UE a promis de riposter aux sanctions américaines sur les produits européens, espérant néanmoins parvenir à un accord à l’amiable avec Washington afin d’éviter l’escalade d’une guerre commerciale néfaste aux deux côtés de l’Atlantique.

Faut-il voir dans cet épisode une accentuation de la guerre commerciale menée par les Etats-Unis avec le reste du monde ? Comment expliquer le jugement de l’OMC ? L’OMC fait-elle le jeu des américains ? L’Europe peut-elle prendre des mesures de rétorsions immédiates à partir du 18 octobre (non, quoi que disent certains membres du gvt français dont Sibeth Ndiaye, car les règles de l’OMC ne le permettent pas). Les suites du dossier : l’Europe peut ressortir d’autres vieux contentieux avec les Etats-Unis. Quelles leçons en tirer pour le multilatéralisme ?

 

Sécurité sociale : comment rééquilibrer les comptes ?

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, seront auditionnés jeudi prochain à l’Assemblée nationale sur le Projet de loi de financement de la Sécurité social (PLFSS) 2020. Conséquence de la crise des « gilets jaunes » et d’une conjoncture économique moins bonne qu’espéré, les comptes de la Sécu ont replongé dans le rouge cette année, obligeant le gouvernement à repousser à 2023 le retour à l’équilibre, promis pour 2019. Au lieu des excédents attendus, la sécurité sociale va accumuler 17 milliards d’euros de déficit de 2019 à 2022, avant de revenir à l’équilibre en 2023.

Ce dérapage est-il sérieux ? Comment redresser la barre ? Sur quels leviers agir ? Quid du débat sur l’AME ? A défaut de supprimer l’Aide Médicale d’Etat, comment en limiter l’impact sur les comptes public ? Comment mieux attribuer l’AME (lutte contre la fraude aux réfugiés sanitaires ?). Quelle communication pour un gouvernement déjà échaudé par d’autres dossiers sociaux comme celui des retraites ?

 

 

https://www.dailymotion.com/video/x7m983s

#commerce #OMC #Europe #sécuritésociale

Jacques Chirac & réforme retraite
29/09/2019

Jean-Hervé Lorenzi,  président du Cercle des économistes
Aurélie Trouvé, porte-parole du mouvement ATTAC, enseignante en économie

Chirac, le bilan éco. Un président réformateur ?    

Jacques Chirac est décédé jeudi 26 septembre. Président de la République de 1995 à 2007, quel bilan laisse-t-il en matière économique et sociale ? Confronté à une conjoncture extérieure difficile, a-t-il su mener les réformes nécessaires qu’appelait le pays ?

Que retenez-vous du passage de Jacques Chirac à l’Elysée ? Action libérale ou radsoc ? Le regard des économistes : quels points positifs de sa politique économique ? Quels points négatifs ? A-t-il transformé la France vs ambitions initiales ?

Budget 2020, réforme des retraites : un pas vers l’assurance privée ?

Vendredi 27 septembre, le PLF 2020 a été présenté en Conseil des ministres. Lundi 30, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, lance, avec des acteurs du secteur financer et des associations d’épargnants le nouveau plan d’épargne retraite (PER), introduit par la loi PACTE. La réforme des retraites est justement un des axes fort du temps II du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Quelle place pour le financement de retraites dans le budget 2020 ? A quelle sauce les retraités vont être mangés ? L’initiative présentée lundi à Bercy avec des « acteurs financiers » profile-t-elle une privatisation – au moins partielle – de l’assurance retraite ? Les futurs retraités devront-ils payer plus pour s’assurer une bonne pension ? Travailler plus longtemps et cotiser plus pour gagner ?…

https://www.dailymotion.com/video/x7lwz5c PDF

chirac, retraites, politiques sociales,

Taxe carbone & budget 2020
22/09/2019

Philippe Martin,  membre du Cercle des économistes, président délégué du Conseil d’Analyse Economique placé auprès du Premier ministre

Olivier Babeau, président-fondateur de l’Institut Sapiens, professeur à l’Université de Bordeaux

Pétrole, environnement : réellement oubliée, la taxe carbone ?    

Les prix du pétrole se sont envolés cette semaine. Conséquence de l’attaque des installations pétrolières de l’Arabie saoudite. La production de brut saoudien a diminué de moitié en un jour et les cours se sont envolés, avec le risque de voir flamber les prix du carburant à la pompe. En plein cœur de la crise, mercredi, la Cour des comptes a publié un rapport prônant une hausse de la taxe carbone et son élargissement aux secteurs aujourd’hui exemptés. Maladresse des sages de la rue Cambon à quelques jours d’une mobilisation des « gilets jaunes » ?  Cet épineux dossier ressort la veille de l’ouverture du Sommet Action Climat, à New York, censé concrétiser et accélérer la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le changement climatique.

Faut-il prendre au sérieux ce rapport de la Cour des comptes ? Peut-on réellement faire renaître la taxe carbone dans le contexte actuel ? Jusqu’à quand le gouvernement va-t-il pouvoir faire l’impasse sur cette taxe (recettes en moins pour l’Etat, dilution de la volonté vertueuse en matière d’environnement…) ? La réinstaurer en 2020 comme l’affirme le gouvernement ? Risque de nouvelles contestations ?… Bref, la taxe carbone est-elle réellement utile ?

Budget 2020 : cadres, génération sacrifiée ?

Le Projet de Loi de Finances 2020 sera présenté vendredi prochain, au retour du PR, Emmanuel Macron, de l’Assemblée générale de l’ONU à New York. Près d’un an après le début du mouvement des « gilets jaunes », le gouvernement veut donner la priorité aux mesures de soutien du pouvoir d’achat, quitte à revoir ses ambitions en matière de réduction de la dette publique. Baisse de l’impôt sur le revenu pour les ménages à hauteur de 5 milliards d’euros, réindexation sur l’inflation des retraites de moins de 1500 euros, suppression du dernier tiers de la taxe d’habitation pour les 80% des français les plus modestes…

Le pari est-il tenable ? Est-ce que tout le monde sera logé à la même enseigne ? La redistribution, ou les efforts à faire, toucheront-ils particulièrement les cadres, comme le craignent les principaux concernés et les organisations représentatives ? Emmanuel macron a-t-il raison de s’ « attaquer » aux cadres ? Le budget 2020 est-il « sincère » ?

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budget, taxe carbonne, énergie, écologie, finance, politique

BCE & EDF
15/09/2019

Christian de Boissieu,  vice-président du Cercle des économistes, Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Aurélie Trouvé, porte-parole du mouvement ATTAC, enseignante en économie

BCE : le cadeau d’adieu de Mario Draghi aux marchés financiers ?    

Placée sous forte pression face à une économie de la zone euro en plein ralentissement, la Banque centrale européenne a adopté, jeudi 12 septembre, un ensemble de mesures destinées à accroître son soutien déjà important à l’économie de l’Eurogroupe. Baisse de taux, prêts géants pour alléger le fardeau des banques, nouveaux rachats de dettes publiques et privées pour 20 milliards d’euros par mois… l’institut francfortois vient de dégainer, en une seule fois, l’arsenal anti-crise tant attendu par les marchés financiers. Pour les opérateurs, c’est l’occasion de faire reposer sur les banques centrales leurs espoirs de relance ; pour le président de la BCE, Mario Draghi, c’est une manière d’évacuer les grandes décisions attendues avant de passer la main, le 1er novembre, à la Française Christine Lagarde, transfuge du Fonds monétaire international.

Faut-il y voir le testament de « Super Mario » sous forme de cadeau aux marchés financiers ? Mario Draghi a-t-il pris les bonnes décisions et fait les bons choix pour redresser l’économie de la zone euro ? Si oui, pourquoi est-il de plus en plus décrié ? Quelles conséquences sur le quotidien des Français (épargnants, retraités…) ? Christine Lagarde suivra-t-elle ses pas ou, au contraire, va-t-elle amplifier le mouvement ?

 

Faut-il démanteler EDF ?

Jeudi 19 septembre, les salariés d’EDF sont appelés à une journée de grève unitaire contre le projet de réorganisation de l’entreprise. Baptisé « Hercule », ce projet présenté dans ses grandes lignes le 20 juin aux syndicats, créerait d’un côté un « EDF bleu » comprenant le nucléaire, les barrages hydroélectriques et le transport de l’électricité ; et de l’autre un « EDF vert » avec Enedis, EDF Renouvelables, Dalkia, la direction du commerce, les activités d’outre-mer et de la Corse d’EDF. En échange de la scission production / commercialisation et de l’ouverture au marché de cette dernière, l’Etat demanderait à la Commission européenne un relèvement du prix des tarifs.

Pourquoi ce projet de réorganisation ? Pourquoi l’intégration de tous les métiers en une seule entité EDF ne serait plus viable ? Privatisation larvée ? Est-ce la fin d’EDF et le début d’une forte hausse des prix ? Quelles conséquences pour les foyers français ?

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Réforme des retraites & Taux d'intérêt
08/09/2019

Jean-Hervé Lorenzi,  président du Cercle des économistes, professeur à l’Université Paris-Dauphine et Jean-Marc Daniel, directeur de Sociétal, professeur à l’ESCP Europe.

Réforme des retraites : Macron est-il sur la bonne voie ?

La concertation sur la réforme des retraites a marqué la fin de semaine à Matignon. Le Premier ministre, Edouard Philippe, la ministre des Solidarités Agnès Buzyn et le Haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, ont mené de nouveaux entretiens avec les partenaires sociaux. Le secrétaire général de FO, Yves Veyrier, fera « tout pour empêcher » l’exécutif de mettre en place un « régime unique par points« . Favorable au principe de cette réforme, son homologue de la CFDT, Laurent Berger, a dit s’attendre à une discussion « longue » et « compliquée« .

Taux d’intérêt négatifs : attention danger ?

La France a levé un record de dix milliards d’euros à long terme sur les marchés jeudi, à des taux d’emprunt qui ont atteint un nouveau plus bas. La charge de la dette de l’Etat français devrait être allégée de deux milliards d’euros cette année par rapport aux prévisions de la loi de finances, du fait de la faiblesse des taux d’intérêt. Les entreprises empruntent à bon compte, les Etats dépensent, les particuliers empruntent… les taux d’intérêts négatifs n’ont-ils que des avantages ? Non, loin s’en faut.

Taux d’intérêt négatifs : attention danger ?

La France a levé un record de dix milliards d’euros à long terme sur les marchés jeudi, à des taux d’emprunt qui ont atteint un nouveau plus bas. La charge de la dette de l’Etat français devrait être allégée de deux milliards d’euros cette année par rapport aux prévisions de la loi de finances, du fait de la faiblesse des taux d’intérêt. Les entreprises empruntent à bon compte, les Etats dépensent, les particuliers empruntent… les taux d’intérêts négatifs n’ont-ils que des avantages ? Non, loin s’en faut.

 

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réformes des retraites, les débats de l'éco, retraite, économie, consommation

Economie française & Europe
01/09/2019

Agnès Bénassy-Quéré,  membre du Cercle des économistes, Professeur à l’Ecole d’Economie de Paris

Olivier Babeau, président-fondateur de l’Institut Sapiens, Professeur à l’Université de Bordeaux

Pourquoi l’économie française fait de la résistance ?    

L’Insee a publié cette semaine plusieurs indicateurs positifs. Une croissance plus forte que prévu au deuxième trimestre et une consommation qui accélère enfin en juillet : face au ralentissement de l’activité au sein de la zone euro, l’économie française fait de la résistance, portée par une demande intérieure supérieure à celle de ses voisins. Signe d’un possible changement de tendance: les dépenses des ménages en biens ont rebondi de 0,4% en juillet, après avoir baissé de 0,2% en juin.

Cette bonne forme est-elle étonnante ? L’économie française est-elle réellement dynamique ? Fait-elle réellement mieux que ses voisins européens ? Si oui, comment l’expliquer ? Quel impact attendu sur l’emploi ? Quid de l’investissement des entreprises ? Quels éléments pourraient compromettre cet élan ? Les Français peuvent-ils reprendre confiance ?

 

Entre Brexit et crise politique italienne : rentrée à haut risque pour la zone euro ?

Brexit : l’incertitude reste très élevée après que le Premier ministre Boris Johnson a annoncé la suspension du Parlement plusieurs semaines avant la date fatidique du 31 octobre. De leur côté, les membres de l’Union européenne sont prêts à discuter avec Londres pour éviter un divorce sans accord le 31 octobre et attendent des propositions.

Italie : le Premier ministre sortant Giuseppe Conte a accepté de former un gouvernement basé sur une majorité inédite entre les sociaux-démocrates et les inclassables Cinq Etoiles, promettant d’œuvrer pour une Italie « plus juste » et de « retour au premier plan en Europe ».

L’Europe fait une rentrée sur les chapeaux de roue… où va-t-elle ? Faut-il s’en inquiéter ? La situation économique et politique italienne est-elle plus préoccupante que celle du Royaume-Uni ? Un danger imminent ou des raisons d’espérer ? Quelles conséquences pour la zone euro ? Quelles conséquences pour les pays voisins de l’Italie et du RU ? La prochaine arrivée de Christine Lagarde à la présidence de la Banque centrale européenne peut-elle influencer la situation ?

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