30 universitaires et une conviction : l'importance d'un débat ouvert et accessible

LES ENTREPRISES EUROPÉENNES DANS LA COMPÉTITION MONDIALE

les-entreprises-europeennes

Est-ce un hasard si c’est en 2004, l’année de l’élargissement de l’Europe à l’Est, que les Rencontres économiques d’Aix-en-Provence ont choisi de traiter du thème de l’entreprise européenne ? Je ne le crois pas. L’heure de l’élargissement a sonné. Sur ce sujet, tout économiste de bonne foi est amené à relativiser les bouleversements que seraient censés provoquer cette ouverture à l’Est de l’Europe. Il n’en reste pas moins vrai que, symboliquement, psychologiquement et (peut-on dire ?) ethnologiquement, cette ouverture oblige l’Europe à se poser des questions nouvelles (celle de l’identité européenne notamment) et surtout à aborder de manière renouvelé toutes les vieilles questions qui se posent à elle (à commencer, dans le domaine économique au sens strict, celles de l’agriculture, de l’immigration et de la compétitivité). L’enjeu d’une réflexion sur l’identité de l’entreprise européenne est triple. C’est un enjeu politique d’abord. L’élargissement oblige à s’interroger sur les racines et sur le devenir de notre culture d’entreprise. La diffusion du modèle anglo-saxon de corporate governance ne risque-t-elle pas, en effet, d’être accélérée par l’élargissement, risquant de faire basculer ainsi l’Europe dans un modèle qui, historiquement, n’est pas le sien ? C’est bien sûr aussi un enjeu économique. Un continent sans industrie n’a plus d’avenir économique. Vers quel mode d’industrialisation et donc de culture (économique, mais pas seulement) l’Europe se dirige-t-elle ? De même, plus subtilement, de quel mode de financement de l’économie européenne les réformes en cours tant à Bruxelles (normes IAS) qu’à Bâle (ratios Mc Donough) sont-elles porteuses ? Enfin l’enjeu est un enjeu social. Tout modèle industriel est vecteur d’un projet social. Jusqu’où et comment l’actuel modèle européen de solidarité peut-il se reproduire ? De même, tout modèle industriel à l’échelle d’un Continent étant facteur de brassage de populations, de quel population-mix le devenir industriel de l’Europe est-il la matrice ? Telles sont quelques-unes des questions sur lesquelles l’Europe ne peut, en aucun cas, aujourd’hui, faire l’impasse. Si l’on essaie d’organiser ces questionnements, il est possible de les structurer autour de cinq grandes séries d’interrogations.

Qu’est-ce qu’une entreprise européenne ?

En amont à cette question, il en est, bien évidemment, une autre : l’entreprise européenne existe-t-elle ? Existe-t-il une spécificité européenne du pacte social que constitue toute entreprise ? Dans une période de mondialisation et d’uniformisation, la question mérite d’être posée. Notre réponse est clairement positive. Il existe bien un modèle européen d’entreprise. Un actionnariat relativement concentré (les stakeholders vs les shareholders anglo-saxons), un appel croissant mais encore limité au financement de marché, une implication plus politique du pouvoir syndical, une omniprésence des PME, tels sont quelques uns des ingrédients du modèle européen d’entreprise que ces 4 èmes Rencontres devraient permettre de caractériser de manière plus complète et plus précise. Même si l’Europe industrielle manque dans bien des domaines d’ambition, il serait absurde de verser, en matière de gouvernement d’entreprise, dans l’euro-pessimisme. Le modèle européen de gouvernance d’entreprise, il faut s’en convaincre, « tient la route ». Même si le scandale Parmalat a montré que l’Europe n’était pas à l’abri des dérives « enroniennes », le cadre de régulation et de fonctionnement de l’entreprise européenne a, à bien des égards et dans bien des domaines, fait ses preuves. La spécificité de l’identité d’entreprise européenne ne doit, certes, pas être surestimée. Pour trois raisons au moins. D’abord parce qu’il est des entreprises européennes qui, du fait de leur multinationalisation croissante, sont de moins en moins strictement européennes. Ensuite parce que des différences existent entre les entreprises des différents pays européens. Enfin parce qu’il existe des éléments de convergence, à l’échelle de la planète, entre les modèles de gouvernance entreprise « anglo-saxons » et « rhénans » Il n’empêche : aucune mondialisation (pas plus l’actuelle que celle, bien plus complète, de l’extrême fin du XIXème siècle) ne viendra complètement à bout des particularismes industriels. La question devient alors : comment, dans le futur, notre modèle doit-il évoluer ? C’est là où la sphère du politique recouvre, pour partie au moins, celle de l’économique. Et c’est là aussi que certaines inquiétudes deviennent légitimes. Car, si les États-Unis ont rapidement et vigoureusement réagi face aux dysfonctionnement révélés par l’ « implosion » d’Enron, de Tyco et autres Worldcom (au travers notamment, mais non exclusivement, de la loi Sarbanes-Oxley), l’Europe est, dans ce domaine, restée presque sans réaction, au plan communautaire comme aux plans nationaux. Quand on sait que l’Europe, au travers du système de normes comptables IAS, a purement et simplement renoncé à sa souveraineté comptable ; quand on sait que la Commission veut rendre obligatoire la publication de rapports trimestriels dont le monde entier s’interroge sur le caractère fondamentalement déstabilisateur ; quand on sait que la directive sur les OPA, toujours en discussion, menace de livrer toutes les entreprises européennes cotées sans défense face aux appétits des prédateurs industriels de toutes nationalités, que le mouvement de mondialisation encourage à passer à l’offensive boursière ; quand on sait, enfin, que ces exemples ne sont pas isolés, qui témoignent d’une certaine pusillanimité européenne, on ne peut qu’être inquiet sur le devenir de l’identité européenne.

Quelle place doit occuper l’Europe dans la stratégie des entreprises européennes ?

S’interroger sur le devenir de l’entreprise européenne sans poser directement et brutalement la question des délocalisations serait, au mieux, malhonnête. Commençons par dire que la désindustrialisation ne menace pas que l’Europe, la campagne électorale américaine se centrant chaque semaine davantage sur ce thème, toujours et en tous lieux, politiquement sensible. Pour ne prendre que l’exemple révélateur des services financiers, sur les 2 millions de postes de travail susceptibles, dans ce secteur, d’être « relocalisé » en Asie du Sud Est dans les cinq ans à venir (sur un total de 13 millions), 850 000 correspondraient à des postes supprimés aux États-Unis et « seulement » 730 000 en Europe. Le malheur des uns faisant rarement le bonheur des autres, la question de la désindustrialisation de l’Europe demeure. Le rôle des Rencontres économiques d’Aix-en- Provence étant de réfléchir de manière rigoureuse pour dépassionner les débats trop souvent abordés de manière polémique, commençons par rappeler que la délocalisation, quand elle réussit (hypothèse qui a toute son importance), est facteur de gains de productivité, et donc de croissance, et donc, à terme, d’emplois pour les entreprises qui font ce choix. Il n’en reste pas moins vrai que la perte de contrôle de son industrie nationale ou régionale à des effets induits négatifs en termes de recherche, de formation et d’emploi qui, eux mêmes, ont des conséquences néfastes bien au-delà du seul champ de l’économique. La question qui se pose alors à nous reste la même : comment, dans ce domaine, éclairer l’avenir ? Cela implique sûrement deux démarches qu’il conviendra, pendant nos débats, d’affiner. D’abord attirer les entreprises non européennes sur notre continent. Mon sentiment est que le débat sur l’ « attractivité » de l’Europe en général et de la France en particulier est, aujourd’hui, particulièrement mal présenté. La fiscalité n’est, en aucun cas, l’« alpha et l’oméga » de l’attractivité. Là encore, de nombreux éléments qualitatifs jouent qui expliquent les décisions d’investissement des entreprises. C’est sur ces éléments, difficiles à définir et à mesurer et sur lesquels il est donc, a priori, plus difficile d’agir, que la réflexion doit aujourd’hui, en priorité, porter. Par ailleurs, si délocalisation il y a (et il y aura), il faut pouvoir contribuer à l’organiser. Ne peut-on pas ainsi mieux articuler les productions textiles d’Europe de l’Ouest et de l’Est pour faire barrage aux produits asiatiques ? De même, ne peut-on pas mieux assurer, en matière de technologies de l’information, la formation et la recherche sur les deux rives de la Méditerranée, afin de faire en sorte que l’inévitable outsourcing dans ce secteur ne bénéficie presque exclusivement qu’à l’Inde ? On pourrait multiplier les exemples. On verrait alors que la condition pour éviter une désindustrialisation unilatérale de l’Europe est, d’abord, de se poser certaines « questions qui fâchent » et surtout (une fois apporté à ces questions des réponses « sur mesure » et non de « prêt-à-porter ») agir. Et ce le plus souvent – ce qui est de très loin le plus difficile – de manière collective.

Quel financement pour les entreprises européennes ?

C’est là la question la plus simple. Si, bien sûr, on ne se trompe pas de prolégomènes. C’est à dire si l’on accepte de considérer que le système de financement des entreprises, en Europe continentale au moins, est parfaitement spécifique. Certes, les marchés financiers se sont développés en Europe et l’on a, pour partie de ce fait, assisté à un large mouvement de désintermédiation bancaire depuis le début des années 80. Il n’empêche : le système de financement de l’économie en général et des entreprises en particulier reste encore aujourd’hui, contrairement aux pays anglo-saxons, fondé sur l’intermédiation bancaire. Si les banques américaines traversaient une crise majeure, cela n’empêcherait pas une large partie de l’industrie américaine de tourner. Il n’en est pas de même en Europe dont le tissu industriel, majoritairement composé de PME, ne peut vivre sans système bancaire efficient. Une réflexion sur le devenir du système financier présente donc un intérêt qui est double. En premier, il est clair que la compétitivité de l’industrie financière européenne présente un intérêt en elle-même, dans une période où le poids de la Finance dans l’économie a tendance à augmenter de manière significative. De ce point de vue, la bagarre sur les normes comptables dans le cadre de l’IASB n’a rien de technique et a tout de politique. Il faut avoir le courage de le dire plus souvent et surtout plus fort : les normes IAS, telles qu’elles sont aujourd’hui proposées, vont gravement pénaliser les banques d’Europe continentale par rapport à leurs concurrentes anglo-saxonnes. Le débat est évidemment très technique mais, pour simplifier au maximum, on peut dire que les banques qui financent plutôt les entreprises, plutôt à long terme et plutôt sur la base de taux fixe, c’est à dire les banques européennes, sont incontestablement désavantagées par rapport aux banques américaines qui financent plutôt les ménages à court terme en taux variables. Mais il est une seconde raison qui justifie notre inquiétude. Car préserver un système bancaire européen solide, cela a surtout des effets positifs sur le financement des entreprises. De ce point de vue, mon inquiétude tient à une autre négociation à caractère technique, celle qui a trait aux nouveaux ratios prudentiels dans le cadre du processus dit de « Bâle II ». Là encore rien de plus politique que ces négociations puisque, à ce jour, ce n’est rien moins que le devenir de l’industrie du financement en fonds propres et, plus généralement, du financement des PME qui est en jeu. Que l’on prenne donc un peu de temps pour réfléchir aux conséquences à long terme de nos choix réglementaires et que l’on n’hésite pas, si c’est nécessaire, à les infléchir. Il est clair que le débat sur le financement de l’économie européenne ne s’arrête pas à ces deux dossiers. Comment maintenir la compétitivité de la Finance européenne alors que la deuxième plus grosse banque européenne en terme de capitalisation boursière représente à peine 30 mois de bénéfices de la première banque américaine ? Face à cette menace, l’heure des restructurations bancaires européennes va-t-elle enfin sonner ? Et, si « oui », sur quel ton ? Plus largement, quels produits et quels services le système financier européen doit-il créer (ou mieux diffuser) pour aider au renforcement de la compétitivité des entreprises européennes ? Là aussi, la liste des questions est longue et les réponses ne sont pas évidentes. Commençons donc par les lister et par les poser en toute objectivité.

Quelle dimension sociale pour l’entreprise européenne ?

Cette question est, à mes yeux, la plus difficile à délimiter. L’Europe sociale n’existe pas ou quasiment pas. Est-ce alors à l’agent économique « Entreprise » d’être le vecteur sous contrainte de cette facette cruciale de la construction européenne ? Je ne le pense pas. Si l’on veut renforcer la compétitivité et, au travers de cela, l’identité de l’entreprise européenne, il ne faut en aucun cas instrumentaliser celle-ci. Cela ne veut pas dire pour autant que soit encouragée (voir même tolérée dés lors qu’elle prime sur toute autre considération) la stratégie du « moins disant social » qui, d’un point de vue strictement comptable, présente pourtant bien des charmes. C’est dans ce domaine que la nécessité d’une mise à plat des enjeux et des questionnements paraît la plus urgente. Commençons par définir ce qu’est et ce que pourrait devenir le modèle de stakeholders européen. Ceci constitue une base, certes fragile, mais qui a le mérite d’exister. ??€?vitons ensuite les tentations du « jeunisme conceptuel ». La « Responsabilité Sociale d’Entreprise » (RSE) constitue, certes, un concept intéressant et prometteur. Toutefois, dans un cadre de mondialisation accélérée, ne cherchons pas à nous distinguer à tout prix en cherchant à imposer des concepts qu’ignorent même certains des plus grands groupes mondiaux. Pour l’UMTS, sur la base d’une technologie éprouvée, battons-nous. Pour les normes IAS, à la recherche d’une plate-forme comptable tenant compte des particularismes européens, défendons-nous. Pour la RSE, lançons le débat, animons-le, mais n’en faisons pas un élément de marginalisation managériale de l’Europe. Concentrons-nous donc plutôt sur deux chantiers, déjà assez vastes en eux-mêmes. D’abord, la définition de la frontière entre ce qui doit être harmonisé en priorité et ce qui, à ce stade, ne peut pas l’être (en anticipant sur ce point les effets de l’élargissement qui, dans certains domaines, peuvent être considérables). Fixons ensuite un calendrier, même prudent, qui soit accepté par l’ensemble des partenaires concernés (ce qui veut dire chacun des partenaires sociaux de chacun des États membres : on mesure bien ici l’ambition d’un tel objectif. Car la construction européenne souffre de cette incapacité à se fixer des « deadlines ». Un calendrier de tortue nous paraît, dans le domaine social, préférable à toutes les chimères de lièvres.

Quelle politique industrielle pour l’Europe ?

Laurent Fabius n’a pas complètement tort quand il déclare qu’en Europe aujourd’hui « la concurrence est mieux protégée que l’industrie, l’agriculture mieux soutenue que l’innovation, le marché mieux défendu que l’emploi » (Les Echos 16/4/04). A partir de ce constat, que faire ? En premier lieu, ne pas céder à l’irénisme, péché mignon, des Européens en général et des Français en particulier. Au-delà des conflits militaires localisés, la seule véritable guerre aujourd’hui est la guerre économique mondiale. Qui dit « guerre » dit « armes », ce que nos « partenaires » ont clairement compris, assumé et appliqué. En matière d’armement défensif, les États-Unis et la Chine sont clairement protectionnistes aujourd’hui. Mais la défense ne suffit pas. Il faut y conjuguer l’attaque. Dans ce domaine, le bon vieil exemple du complexe militaro-industriel américain, d’autant plus efficace qu’il se sophistique au fil des conflits et des crises budgétaires, permet de faire l’économie de larges discours. Dans ce cadre, il est clair que, mondialisation aidant, certaines armes doivent désormais être définitivement rangées aux rayons des accessoires inutiles : il n’est plus ainsi question de nationaliser, de sauver à tout prix des entreprises notoirement mal gérées ou encore de réglementer dans les moindres détails le « cadre de vie » des entreprises. Reste donc maintenant à affiner ce qui semble constituer les trois principaux axes de la « nouvelle politique industrielle ». Finies les subventions individuelles ; vive les aides collectives. Finies les interventions verticales secteur par secteur ; vive les investissements horizontaux dans la formation ou la recherche (et, dans ce domaine, l’Europe a un retard inouï à rattraper, tant dans les volumes que dans les pratiques). Finie l’heure des « béquilles du capital » (heureuse formule d’Anicet le Pors pour désigner l’aide publique allouée sans contrepartie aux entreprises privées) ; vive l’intervention conjointe du public et du privé. Ces trois pistes de réflexion sont essentielles. Elles constituent les conditions sine qua non du retour de l’industrie européenne dans le peloton de tête d’une compétition mondiale qui s’ouvre chaque année davantage à de nouveaux acteurs. Quand se sont ouvertes les Premières Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, Pechiney était encore français, la Deutsche Bank était encore le leader européen incontesté de l’industrie bancaire, Ahold pouvait prétendre menacer un jour Wall-Mart, et Vivendi se délectait des Studios Universal. Mais, bien plus grave que le changement de décor auquel nous avons assisté depuis trois ans, aucun des participants à ces Premières Rencontres, tous « fascinés » par l’échec du dérisoire Sommet de Nice, n’a même évoqué la Chine ou de l’Inde comme futurs participants au gigantesque Mécano industriel mondial qui, d’une manière ou d’une autre, pèseront d’un poids écrasant sur l’avenir de l’Europe. Faisons en sorte que ces Quatrièmes Rencontres contribuent, pour leur part, à nourrir la réflexion et l’action à venir. Et préparent ainsi, à leur modeste mais désormais incontournable niveau, les voies et les moyens d’une industrie européenne sûre de son identité reconquise et de son imperium retrouvé.

SOMMAIRE

Avant-propos, Jean-Hervé Lorenzi
Introduction, Olivier Pastré
Déclaration des 4 èmes Rencontres économiques d’Aix-en-Provence

Le concept de nationalité de l’entreprise

  • Introduction, Anne Perrot
  • Peut-il y avoir une « entreprise européenne » avec l’internationalisation, Patrick Artus
  • Les grandes entreprises européennes : une analyse des succès relatifs, Hubert Gabrié
  • Les entreprises européennes, fondements de la puissance et de la liberté de l’Europe, Christian Saint-Etienne
  • L’entreprise cosmopolite n’existe pas, Jean-Michel Charpin

Témoignages

  • Josef Ackermann, Deutsche Bank
  • Mario Monti, Commission européenne

La culture de l’entreprise européenne

  • Existe-il une culture de l’entreprise européenne ? Bertrand Jacquillat
  • Le rôle des facteurs culturels dans la compétition mondiale, Marc Guillaume
  • Les programmes de formation, base nécessaire pour une culture européenne de l’entreprise, Michel Didier
  • Reconstruire l’Université européenne, Jean-Pierre Boisivon
  • Former les cadres de l’entreprise européenne, Elie Cohen

Témoignages

  • François Roussely, EDF
  • Edith Cresson
  • Francis Mayer, Caisse des Dépôts et Consignations
  • Ferruccio De Bortoli, RCS libri/Flammarion
  • Philippe Camus, EADS
  • Jean-Emmanuel Combes, PricewaterhouseCoopers
  • Henri Proglio, Veolia
  • Christian de Boissieu

Les compétences, les « cœurs de métier » des entreprise européennes

  • La localisation des entreprises dans l’espace européen : l’arme fiscale, Agnès Bénassy-Quéré
  • Mondialisation et nouvelle stratégie d’entreprise, Jean-Hervé Lorenzi
  • es transformations dans les fondements de l’entreprise, Jean Pisani-Ferry
  • Vers l’Est ou le Sud : deux types de délocalisation, Charles-Albert Michalet
  • Les entreprises privées, acteurs d’Euromed ? Pierre Jacquet

Témoignages

  • Bertrand Collomb, Lafarge
  • Anne Lauvergeon, Areva
  • Yves-Louis Darricarrère, Total
  • Hassan Benabderazzik, Ministère de l’agriculture du Royaume du Maroc
  • Francis Mer

Quel espace financier européen ? La régulation financière en Europe, Michel Aglietta Intermédiation financière et transfert des risques de défaut : efficacité macro et micro économique, Patrick Artus Pas d’espace financier européen sans régulation des agences de notation, Catherine Lubochinsky Pour une exception financière européenne, Jean-Paul Pollin Pour une mise en œuvre macro prudentielle de Bâle II en Europe, André Cartapanis- L’espace financier européen et la relation transatlantique, Jacques Mistral

Témoignages Michel Tilmant, ING Rémy Weber, Lyonnaise de Banque Charles Milhaud, CNCE Philippe Lagayette, JP Morgan Chistian Noyer, Banque de France

Rajeunir la vieille Europe Plusieurs voies pour rajeunir l’Europe vieillissante, Pierre Cahuc Sortir d’un « système de stagnation », Pierre Dockès

Témoignages Thierry Breton, France Télécom Jérôme Clément, ARTE Olivier Fleurot, Financial Times Philippe Lemoine, Galeries Lafayette Jean-François Théodore, Euronext

Les atouts et enjeux des infrastructures européennes Les infrastructures : un champ d’harmonisation et d’opportunités pour l’Europe, Jean-Marie Chevalier Les enjeux d’une régulation communautaire, Christian Stoffaës Les systèmes à venir pour les télécommunications européennes, Dominique Roux

Témoignages Louis Gallois, SNCF Jean-Paul Bailly, La Poste Stéphane Salord, Mairie d’Aix-en-Provence Alain Lemaire, CNCE Patrick Buffet, Suez

Grands projets de l’Europe et grands projets en Europe Comment les politiques publiques peuvent-elles aider les entreprises européennes, Patrick Artus Léo Apotheker, SAP Jacques-Henri David, Deutsche Bank Jean-René Fourtou, Vivendi Jean-Louis Gergorin, EADS Laurent Fabius Philippe Auberger Hubert Védrine

Conclusion, Jean-Hervé Lorenzi

Aux éditions Descartes & Cie

Les Thématiques