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Malgré les efforts, la Grèce restera en récession en 2014

recession-greceAmélioration. Pas de cadeau de Noël attendu pour la Grèce qui restera en récession l’année prochaine. Les économistes sont unanimes. Ca sera donc la septième année consécutive de descente aux enfers. Pour autant, les efforts ne seront pas vains, et ils furent nombreux. « Entre 2008 et 2013, l’activité économique grecque s’est contractée de 24%. En même temps, le pays a réalisé un colossal ajustement budgétaire de l’ordre de 20 points de PIB, soit le plus important de tous les pays au cours des trente dernières années  », souligne Laurence BOONE. Malgré tout, selon l’économiste, « la situation n’est toujours pas soutenable et un abandon de créance d’environ 100 milliards d’euros est probablement nécessaire ».

Opportunité de changer. Récemment, le Président du Parlement européen, le social-démocrate allemand Martin Schulz, s’est prononcé en faveur d’une aide supplémentaire à Athènes si le pays réalise son objectif d’un excédent budgétaire primaire. Selon Laurence BOONE, « le programme en cours prévoit qu’avec une croissance moyenne de 3% par an jusqu’en 2022, un excédent budgétaire (hors charge de la dette) de 4,3% est possible sur la même période. La dette grecque se réduirait alors à 122% ». Montant certes élevé, mais qui se rapproche des objectifs fixés par la Troïka (BCE-FMI-Europe). Pourquoi ne pas en faire « l’occasion d’un changement de stratégie ? », interroge la directrice des études pour l’Europe de Bank of America Merrill Lynch.

Options possibles. Saisir l’opportunité et quoi faire ? Laurence BOONE évoque trois pistes. « Oublier l’objectif aux dépens de la crédibilité européenne (cette option ne peut être sérieusement envisagée). Réduire la charge de la dette par allongement de la maturité des prêts en négociant régulièrement une révision des taux (techniquement compliqué et politiquement peu honnête). Obtenir de la part des bailleurs de fonds un abandon progressif des créances en échange d’efforts strictement planifiés et scrupuleusement respectés  ». Cette troisième option semble la plus facilement envisageable aux yeux de l’économiste. Une solution gagnant-gagnant. Le jeu est très serré mais en vaut probablement la chandelle.

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