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Politique économique, nouveau cap ?

hollandePrise de position. François Hollande vient d’effectuer à Toulouse sa première visite de l’année 2014 en région. Conformément aux Vœux qu’il a présentés aux Français lors de la traditionnelle intervention télévisée du Nouvel An, le Président de la République a profité de son déplacement dans la ville rose pour vanter les mérites de la simplification administrative, étape cruciale de sa nouvelle offensive en faveur de la compétitivité et de l’attractivité de l’économie française. Selon Jean-Hervé LORENZI, «  cette prise de position est très importante. Le fait que le chef de l’Etat se soit, pour la première fois, déclaré ouvertement social-démocrate – et non social-libéral – est un sérieux pas de franchi. La position est désormais assumée ». Aux yeux du Président du Cercle des économistes, cela sonne comme un nouveau départ, une nouvelle impulsion.

Prise en compte. Autre étape importante du discours présidentiel : le regard porté sur la situation réelle de l’économie. Un regard objectif et réaliste selon Jean-Hervé LORENZI : « le Président n’a plus la vision cyclique qu’il avait du redémarrage de l’économie mondiale. Ce redémarrage ne se déroulera pas comme il l’imaginait ». Dans ce contexte, la faible croissance que peut espérer la France, accompagnée des emplois aidés, ne suffira pas à infléchir la courbe du chômage de manière significative. François Hollande en est désormais conscient. Quant aux deux autres points sur lesquels le chef de l’Etat s’est prononcé – compétitivité et réduction des dépenses publiques –, ils « supposent un saut qualitatif et quantitatif majeur  ». Autrement dit, le seul Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi ne suffira pas (intervention de J-H. Lorenzi sur Radio Classique lundi 6 janvier).

Amplifier l’action. C’est le travail qui attend le Président de la République pour la seconde partie du quinquennat. Les objectifs chiffrés fixés pour l’horizon 2017 (réduction de la dépense publique de 50 milliards d’euros) ne sont pas atteignables. « Il faut donc transformer l’organisation même de la dépense, que ce soit au niveau de l’Etat, des administrations sociales et, surtout, des collectivités locales », insiste Jean-Hervé LORENZI. Le Président du Cercle des économistes se veut optimiste. A l’aune de l’impulsion que François Hollande semble avoir donné avec les Vœux 2014, les prochains mois pourraient être le théâtre de quelques bonnes surprises.

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