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Bourse 2013 : feu de paille ou réelle embellie ?

bourse européennesDémarrage en fanfare. Les places financières européennes ont commencé l’année sur les chapeaux de roue. Les opérateurs ont salué l’accord entre démocrates et républicains aux Etats-Unis pour permettre d’éviter, au moins à court terme, une cure d’austérité. Mais cette actualité n’explique pas à elle seule le rebond des marchés. « Chaque début d’année bénéficie de ce que l’on appelle ‘’l’effet du mois de janvier’’. Sauf circonstances exceptionnelles, on salue l’entrée dans une période nouvelle », souligne Bertrand JACQUILLAT. Mais selon l’économiste, « il ne faut pas oublier que, malgré la crise, l’année 2012 s’est bien terminée, notamment à la bourse de Paris qui a atteint son plus haut niveau depuis 2009 (+15% pour le CAC 40 en 2012 – 19% avec les dividendes –, après un plongeon de 18% en 2011 et une perte de 2% en 2010) ».

Dynamique identifiée. Sortie progressive de la crise en zone euro, assurance donnée par la BCE sur le soutien de la dette de certains pays en difficultés et signaux positifs envoyés par plusieurs indicateurs conjoncturels aux Etats-Unis. Le tableau serait parfait si l’Asie ne venait gâchait la fête. « Quelques inquiétudes en provenance de Chine, dont l’économie montre des signes sensibles de ralentissement, modèrent l’optimisme ambiant », précise le Président d’Associés en Finances. Si une éclaircie semble prendre le pas, la question est de savoir pour combien de temps.

Vendre ou acheter ? La question est précieuse pour le petit actionnaire qui, en investissant dans les entreprises, permet à ces dernières de se développer. Selon Bertrand JACQUILLAT, les marchés ‘’action’’ devraient redevenir attractifs, en conséquence plus chers. Dans l’absolu, sans recommander l’achat ou la vente – et encore moins les secteurs à privilégier –, l’économiste considère que, dans les prochains mois, la partie devrait se jouer principalement du côté des « valeurs moyennes et des entreprises qui valorisent leur chiffre d’affaires à l’international ». Quant à la hausse probable du marché parisien en 2013, une progression de 12 à 15% n’est pas exclue. L’actualité en décidera peut-être autrement, pas forcément de manière négative.

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