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Financement du monde culturel : la réforme en question

financementEffort suffisant pour l’instant, mais… Le Ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, l’a déclaré récemment : « on demande un effort considérable en 2013, la réforme fiscale a été votée et on ne peut pas réclamer davantage aux contribuables  ». Toutefois, cet engagement ne concernera pas les plus riches. Face à la remise en question de l’impôt à 75% par le Conseil Constitutionnel, Bercy promet un autre système quasi identique, pas avant 2014. Quant au milieu artistique en général, et aux acteurs de cinéma en particulier, ils pourraient bien être les prochaines vaches à lait. C’est certainement ce qu’il faut voir derrière le battage médiatique de ces derniers jours marqué notamment par le départ de Gérard Depardieu en Russie et la mise au point de certains artistes quant à leurs rémunérations.

Réforme du système actuel. Françoise BENHAMOU n’y voit pas « un complot visant à préparer les esprits, mais il est vrai qu’une réforme du système de financement de la création est possible, voire souhaitable, sans toucher à l’exception culturelle française ». Seulement voilà : difficile pour un gouvernement de gauche. La Ministre de la Culture, Aurélie Filippetti a pourtant envoyé un signal en déclarant que « les gros salaires dans le cinéma se règlent par la fiscalité  » et qu’ « il y aura de nouvelles régulations à trouver ». Le ton est donné. Françoise BENHAMOU pose la question : « avec ses 700 millions d’euros de budgets annuels pour financer le secteur audiovisuel et le cinéma français, le fonctionnement du CNC ne crée-t-il pas une économie de rente ? ». Mieux répartir les taxes, revoir le principe du financement automatique des œuvres, rémunérer plus efficacement la création dans un souci évident d’économie… autant de pistes à exploiter.

Intermittents du spectacle. Ce système d’assurance chômage des comédiens, date des années 30 et a été revu à maintes reprises. Il doit prendre fin cette année après négociations d’un dispositif de remplacement. Le gouvernement y voit certainement une nouvelle piste d’économies. Selon l’économiste de la culture, « le système présente aujourd’hui un déficit cumulé d’1 milliard d’euros, soit un tiers du déficit de l’UNEDIC  ». Il faut s’attendre à ce qu’il y ait prochainement du remue ménage dans les coulisses des salles obscures.

 

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