À l’ouverture de la campagne présidentielle, 85 % des Français jugent urgent de réduire la dette publique. Longtemps repoussée au second plan, elle s’impose désormais au cœur du débat politique. Mais au-delà des déficits et des solutions avancées pour les résorber, que révèle notre rapport à la dette ? En remontant à ses racines historiques et culturelles, Mermoz interroge les choix et les renoncements qui ont conduit la France dans une impasse, entre urgence budgétaire et difficulté à préparer l’avenir.
Au sommaire
Comprendre la dette
Un mot français singulier, Dominique Ancelet-Netter
Ce qui pèse vraiment dans la dette française, Infographie
La dette est-elle un péché ? Maxime Menuet
Nos sociétés existeraient-elles sans dette ? Véronique Dutraive
Ce que l’Histoire nous enseigne, Éric Monnet
Une situation hors de contrôle ?
À la recherche du niveau soutenable, Jézabel Couppey-Soubeyran
La dérive de la dette publique, Robert Boyer & Olivier Boylaud
L’État français peut-il continuer à s’endetter ? Patrick Artus
États, entreprises, ménages : pourquoi il est difficile de comparer, Denis Ferrand
La dette est-elle de droite ou de gauche ? Benjamin Lemoine
Qui détient vraiment le pouvoir ? Catherine Lubochinsky
L’heure des choix
« Le service public doit rester un repère lisible et fiable », Jean-Claude Trichet
Redresser les finances publiques : quelles trajectoires et à quel coût ? Éric Heyer
« Une note n’est pas un jugement politique », Sarah Carlson
Taxer les riches est-il la solution ? Youlie Yamamoto & Dominique Carlac’h
« Sacrifier l’investissement climatique au nom de la rigueur budgétaire serait une fausse économie », Laurence Tubiana
Regards sur l’actualité
Retrouvez des éclairages sur les grands enjeux économiques et politiques à l’approche de la prochaine présidentielle : Stéphane Carcillo interroge la place du chômage dans la campagne, Katheline Schubert revient sur les critiques adressées au Green Deal face aux canicules et aux incendies, tandis que François Fleutiaux souligne le rôle de l’investissement numérique dans notre autonomie stratégique. Enfin, Melissa Bell revient sur les élections de mi-mandat américaines, qui pourraient se jouer sur le coût de la vie.