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Imposer une mixité sociale à l’école ?

Le sujet de la mixité à l’école ou ses corollaires (inégalités, ségrégation…) réveillent le souvenir de la tentative malheureuse de créer un grand service public unifié de l’éducation en 1984. Dissuadant les responsables politiques de formuler des propositions trop ambitieuses, il limite un débat qui appelle pourtant l’audace. Car il y a urgence. Les comparaisons internationales sont formelles : malgré sa promesse de garantir les mêmes opportunités à tous les enfants et malgré près de 160 milliards d’euros dépensés sur l’éducation, l’enseignement supérieur et la formation, l’école française est l’une des plus inégalitaires.

Comme le souligne Elisabeth Moreno dans cette contribution, la mixité sociale est l’une des réponses à ce problème. Préparer les jeunes à vivre dans une société diversifiée, leur apprendre à valoriser les différences… la mixité devient dans de nombreux pays un aspect clé des réformes de l’éducation. Pourtant, qu’on pense aux ségrégations territoriales qui cloisonnent notre société ou aux tentatives des parents d’échapper à la carte scolaire, les racines de ce mal français sont nombreuses.

Face à l’urgence d’agir, Elisabeth Moreno dessine ses propositions. Réformer la sectorisation scolaire pour créer des zones plus diversifiées, conditionner les subventions des écoles privées à des critères de mixité sociale, engager les parents dans ce travail… six idées qui nourriront le débat.


Imposer une mixité sociale à l’école ?

Chaque année, la collectivité nationale consacre environ 160 milliards d’euros à l’éducation nationale, à l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, dans l’espoir qu’elle tienne ses promesses d’un enseignement républicain. Elle offre ainsi l’accès à la connaissance académique et aux compétences à 12 millions de jeunes de notre pays et leur transmet des valeurs et des attitudes nécessaires à leur développement.

En tant qu’institution, l’école est censée donner à chaque enfant, quelles que soient son origine sociale ou culturelle et ses conditions de vie, les mêmes opportunités de réussite et l’espérance d’accès à un statut social, sociétal et économique.

Mais, en 2019, le classement PISA qui analyse le niveau scolaire des élèves de 15 ans dans 76 pays à travers le monde, indiquait que la France est le pays où les inégalités entre les élèves issus de milieux favorisés et défavorisés sont les plus marquées. Autrement dit, dans notre pays plus qu’ailleurs, l’origine sociale détermine la réussite scolaire.

Les inégalités scolaires commencent à l’école primaire et se perpétuent, voire s’aggravent dans l’enseignement supérieur. Selon une étude de l’OCDE, 20 % de nos jeunes bons élèves issus de milieux défavorisés ne se projettent pas dans les études supérieures – contre 7 % parmi les bons élèves issus de milieux favorisés.Après l’obtention du bac, un enfant issu d’une famille de cadres aurait 8 fois plus de chances d’accéder à une classe préparatoire aux grandes écoles qu’un enfant d’employés ou d’ouvriers et 15 fois plus de chances de faire une grande école de management.

Il n’est donc pas surprenant qu’à 21 ans, la moitié d’entre eux abandonne les bancs de l’école et qu’en 2022, 12,8 % des jeunes de notre pays âgés de 15 à 29 ans quittaient l’école sans emploi, ni études ou formation. Les contraintes financières, le niveau scolaire et le manque d’informations sur l’orientation scolaire et sur les débouchés possibles sont les principaux facteurs limitant les ambitions de ces jeunes.

Ces chiffres sont constants depuis une décennie et leurs conséquences économiques et sociales sont désastreuses. Malgré toutes les réformes engagées du Primaire jusqu’au Supérieur, la reproduction des inégalités entre générations serait plus forte dans le pays des droits de l’Homme que dans les autres pays développés. Le pays dans lequel l’Égalité est au cœur des principes républicains peine à donner à tous ses enfants les mêmes chances de réussir. L’on peut donc légitimement se demander si la France, pays des Lumières, tient véritablement ses promesses éducatives.

Dans un contexte post COVID-19 où la crise économique et ses effets ont exacerbé les inégalités sociales existantes, la mixité sociale en éducation revient au cœur de l’actualité.  Elle apparait en effet comme l’une des solutions pour garantir l’égalité des chances de tous nos enfants, en particulier ceux issus des familles les plus pauvres de France.

Dans notre pays, nous ne sommes pas en guerre, il n’y a ni famine, ni dictature, et nous devrions nous en réjouir. Cependant, selon une enquête de l’IFOP publiée en avril 2023, 72 % des Français se disent pessimistes pour l’avenir de la France.  Ce pessimisme ambiant crée une société phobique et de plus en plus repliée sur elle, alors même que notre réussite repose sur notre capacité à capitaliser sur toutes nos forces vives et investir sur notre jeunesse, débordante de jouvence, pour avancer confiants vers l’avenir.

Le sujet de la mixité scolaire est complexe, il suscite de nombreuses controverses et enflamme la nation. L’éducation joue pourtant un rôle important dans la réussite collective de la France. Elle peut être force de changement car elle a le pouvoir d’ouvrir l’esprit des individus, de déconstruire les préjugés et de favoriser la compréhension et l’empathie entre les personnes issues de milieux différents. C’est par l’éducation que nous pouvons apprendre à valoriser les multiples diversités des individus et à construire une société plus unie parce que plus juste, plus inclusive et donc plus résiliente.

La mixité sociale suppose la cohabitation et l’interaction de personnes issues de différents milieux socio-économiques dans un même espace. J’ai conscience des difficultés que cela sous-entend et il ne s’agit pas ici de faire preuve d’angélisme ou de culpabiliser qui ce soit sur les réalités d’une société de plus en plus complexe et divisée.

Il s’agit de trouver des solutions pérennes à nos maux contemporains, redonner corps à nos principes républicains de Liberté, d’Egalité et de Fraternité, inscrits sur le fronton de chaque école. Nous répondrons ainsi à plusieurs enjeux : l’égalité des chances, la méritocratie, la lutte contre les discriminations et le bien vivre-ensemble par le partage des valeurs. Nous redonnerons du sens aux règles de vie en communauté et au respect de la différence de chaque individu.

L’éducation est souvent perçue comme l’outil d’égalité des chances par excellence. L’un des seuls outils capables de niveler les inégalités, de lutter contre le déterminisme social et de redonner de l’espoir. Cependant, la réalité prouve que notre système éducatif reproduit les iniquités sociales existantes.

Se pose alors la question : l’éducation peut-elle véritablement aider à briser les barrières sociales et à promouvoir une plus grande égalité ? Ou, au contraire, continuera-t-elle à reproduire inlassablement les disparités existantes ?

L’École est le reflet de notre société. L’affaiblissement de notre système scolaire et la baisse constante de confiance des parents, combinée au manque de mixité participent à l’affaiblissement de nos liens sociaux et de confiance dans l’avenir. Dans un contexte où les crises se multiplient et s’entremêlent, et où le désespoir des jeunes de tous milieux socio-économiques est palpable, il est impératif de trouver des solutions pour redonner l’espoir.

Cela concerne toute la société. Non seulement notre jeunesse et leurs parents, mais aussi les enseignants et le monde professionnel qui accueillera ces jeunes adultes dans quelques années. Il y va non seulement de la résilience et de la performance économique de notre nation, mais aussi d’un meilleur équilibre et de l’harmonie dans notre société.

Plus généralement, il s’agit là d’enjeux de justice sociale, d’équité et de cohésion nationale.

Pourquoi ce sujet a-t-il émergé dans le débat public au cours des derniers mois ?

L’éducation n’échappe pas aux mutations de notre époque. Qu’elles soient économiques, politiques, sociales, environnementales ou géopolitiques, les transformations actuelles ont un impact direct ou indirect sur nos écoles. Dans un contexte de crise climatique mondiale, de transformation technologique accélérée, d’érosion des valeurs démocratiques, d’intolérance et de discours haineux, les systèmes d’apprentissage actuels ne parviennent plus à répondre aux besoins des enfants, des jeunes et des apprenants de tous âges.

Les défis de l’intégration sociale

En France, l’école est gratuite et l’instruction obligatoire. Pourtant, les inégalités scolaires persistent et l’ascenseur social est rouillé. Malgré les investissements financiers importants, les niveaux d’inégalités territoriales restent les mêmes que ceux des pays où les études sont majoritairement payantes. Il est donc nécessaire de développer des alternatives pour les personnes qui restent sur le bord de la route ou en dehors du système éducatif conventionnel, afin qu’elles puissent acquérir des compétences essentielles pour leur développement et saisir des opportunités de perfectionnement et de requalification avec un apprentissage tout au long de la vie.

Les systèmes éducatifs doivent s’adapter aux évolutions de notre époque en répondant aux quêtes de sens de plus en plus présents dans les esprits. Ils doivent répondre aux nouveaux besoins en compétences du monde professionnel, avec un apprentissage plus centré sur l’étudiant, plus connecté, plus dynamique, plus inclusif et plus collaboratif, pour permettre à la créativité de notre jeunesse de s’exprimer.

Comment peut-on espérer un avenir prospère pour notre pays si son système éducatif n’est plus capable de former, en qualité et en quantité, les femmes et les hommes qui auront les compétences nécessaires pour garantir sa croissance durable et répondre aux défis, notamment technologiques et environnementaux, auxquels les générations de demain seront inéluctablement confrontées ?

Reconnaissance de l’importance de la diversité

La société reconnaît de plus en plus la valeur de la diversité et l’importance de l’inclusion. La mixité sociale en éducation est vue comme un moyen de préparer les jeunes à vivre dans une société diversifiée et de leur apprendre à respecter et à valoriser les différences. La mixité scolaire suppose que les villes et les villages permettent la diversité humaine et sociale de ses individus et le brassage des populations. Or, les politiques urbaines et les ségrégations territoriales marquent de plus en plus de cloisonnements, voire d’enfermement.

Réformes éducatives

Plusieurs pays confrontés aux mêmes défis que la France envisagent ou mettent en œuvre des réformes éducatives pour améliorer l’équité et la qualité de l’éducation. La mixité sociale est souvent un aspect clé de ces réformes, ce qui peut conduire à des débats sur la meilleure façon de la promouvoir. Tyrannie du diplôme, reproduction des élites, ségrégation sociale, enfants boursiers sur des critères financiers, statut des écoles privées, sélection des étudiants par l’intelligence artificielle, etc… autant de sujets qui sont aujourd’hui au cœur des débats politiques et sociétaux.

Disparités entre les systèmes d’éducation publics et privés

Ils doivent également être considérés comme un défi pour notre système scolaire. En France, 1 élève sur 5 en moyenne est scolarisé dans un établissement privé sous contrat. Ces écoles sont financées à 73 % par l’argent public et ne sont soumises à aucune condition de mixité sociale ou de carte scolaire. Les parents soucieux d’offrir une « école de qualité », dans un « cadre sécurisé », et parfois volontairement « non mixte » se tournent vers ces établissements dès qu’ils peuvent se le permettre. Ainsi, les écoles privées sous contrat accueillent deux fois plus d’élèves issus des milieux CSP+ et deux fois moins d’élèves d’ouvriers ou d’employés. Ce phénomène est encore plus marqué dans les grandes agglomérations.

Ces constats contribuent à faire de l’éducation et de la mixité sociale des sujets de discussion importants et sensibles.

Les politiques publiques ont mis en place de nombreuses solutions telles que les internats d’excellence, les devoirs aidés ou les cordées de la réussite, la valorisation des compétences autres que celles scolaires, les recrutements sur dossiers, etc… qui mettront encore un certain temps à porter leurs fruits. Ces sujets génèrent aujourd’hui un important niveau d’anxiété non seulement chez les parents et les enfants mais aussi auprès des enseignants parfois dépassés par les transformations accélérées de notre société, qui nécessitent un travail en profondeur. Ces changements concernent toute la société et doivent inclure tous les acteurs concernés, y compris les entreprises qui déplorent une tension importante dans les recrutements et l’adéquation entre les besoins professionnels, une baisse du niveau de connaissance et une crise de vocation des jeunes.

C’est pourquoi cette thématique est si présente dans les débats publics et le restera au cours des prochains mois, tant le travail à faire est important et son impact sur la société capital.

Quelles solutions ?

Une représentation plus équilibrée des différentes classes sociales dans les établissements scolaires de nos villes et de nos villages, dans l’hexagone comme dans les outre-mers, reflétant dans chaque établissement scolaire la diversité de la société, en termes de revenus, de professions, de cultures, etc. permettrait non seulement le développement égal de nos enfants mais également la construction d’une société plus juste et plus résiliente.

Contrairement aux idées reçues, la mixité sociale n’abaisse pas le niveau scolaire. Bien au contraire, elle favorise l’élargissement du nombre de bons élèves et de l’excellence, comme elle favorise la compréhension de la différence et donc notre capacité à vivre ensemble. De fait, dans la réalité actuelle, l’école reste le seul espace collectif où des individus, issus de milieux très différents, peuvent se rencontrer, cohabiter et coconstruire. La révolution numérique, entre autres, tend à accentuer l’individualisme et même l’isolement social, tout en favorisant l’appartenance à des communautés fermées. Cela nous pousse à repenser notre relation à l’autre, ainsi qu’à envisager une profonde transformation de l’école, en exploitant les opportunités offertes par le numérique.

Pour faire avancer la mixité sociale dans l’éducation, il est nécessaire de faire preuve de concertation et de volonté de la part de tous les acteurs concernés, y compris les responsables politiques, les enseignants, les professeurs, les élèves et les parents. Voici quelques suggestions pour progresser dans cette direction :

Reconnaître que l’école ne peut, à elle seule, construire la mixité sociale

Le système scolaire actuel repose sur une société d’ordres, avec des lieux d’éducation très segmentés : les Grandes Écoles, les Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE), le Lycée Professionnel (LP), etc.

Être parent aujourd’hui nécessite une réelle compréhension du système pour pouvoir guider les enfants dans leurs choix et leurs parcours. Répondre aux exigences de Parcoursup peut parfois relever du parcours du combattant. Face à tant de complexité, comment des parents qui n’ont pas ou peu fréquenté les systèmes scolaires, ou qui maitrisent mal la langue française, peuvent-ils efficacement aider leurs enfants ?

Il convient également d’apporter une attention particulière à la formation des professionnels qui encadrent et accompagnent les élèves dans leur choix d’orientation. Ils doivent leur permette d’aimer étudier et se former, tout en les désinhibant et en se faisant confiance.

Procéder à une réforme de la sectorisation scolaire

La sectorisation actuelle, qui attribue les élèves à des écoles en fonction de leur lieu de résidence, peut renforcer la ségrégation socio-économique. Une réforme visant à créer des zones plus diversifiées sur le plan socio-économique pourrait encourager une plus grande mixité sociale dans les écoles.

Conditionner les subventions des écoles privées à de la mixité sociale

En 20 ans le pourcentage de collégiens scolarisés dans le privé est passé de 29 à 35%. Il est urgent d’engager un dialogue constructif avec les écoles privées pour les encourager à participer à la réduction des inégalités sociales, tout en protégeant ce qui fonctionne pour les élèves et qui rassure les parents.

Former les enseignants

Les enseignants jouent un rôle clé dans la promotion de la mixité sociale. Une formation appropriée peut les aider à comprendre et à gérer la diversité dans leurs classes, à lutter contre les stéréotypes et les préjugés, à promouvoir le respect et la compréhension mutuels entre les élèves.

Engager les parents et la communauté

Leur participation est essentielle pour soutenir la mixité sociale. Certains parents, mettent en œuvre des stratégies de contournement pour éviter celle-ci. Il convient de les rassurer en garantissant la qualité de l’enseignement des établissements pratiquant la mixité scolaire. Ils peuvent être encouragés à participer activement à la vie scolaire et à établir des relations avec d’autres parents issus de milieux différents. Mieux les sensibiliser à leurs responsabilités individuelles sur le sujet peut être bénéfique pour les familles et pour la société.

Enseigner le civisme et la diversité

Les élèves devraient apprendre à comprendre et à respecter les différences socio-économiques et culturelles, et à reconnaître la valeur de la mixité sociale.

Conclusion

Lutter contre les inégalités sociales est un travail collectif. Chaque effort, aussi petit soit-il, compte. Chaque enseignant qui s’efforce de promouvoir la mixité dans sa classe, chaque parent qui inculque à son enfant la valeur de la diversité, chaque élève qui apprend à respecter et à apprécier les différences parmi ses camarades de classe, contribue à la réalisation de la mixité sociale en éducation et à l’unité de notre nation.

La mixité sociale ne se décrète pas. Elle se construit dans le cadre d’un projet politique commun et partagé, qui vise à rassembler, à apaiser et à atténuer les inégalités sociales. Depuis des décennies, beaucoup de choses ont été essayées pour favoriser l’égalité des chances dans le milieu scolaire mais force est de constater que nous avons un système qui fonctionne encore à plusieurs vitesses et qui réduit considérablement les chances de réussite d’une bonne partie de notre jeunesse.

Pour accompagner les mutations de notre époque, nous avons besoin de tous les talents, de beaucoup de nouvelles compétences, de savoir-être et de savoir-faire. Il y a de la place pour que toute notre jeunesse participe à la construction de ce monde en devenir. Nous devons par conséquent, nous les adultes qui prenons les décisions qui impacteront nécessairement l’avenir de cette jeunesse, nous poser les bonnes questions. Dans quelle société souhaitons-nous vivre ? Une société toujours plus fracturée et divisée, où seule une petite minorité aura la chance de réussir ?  Une société où le déterminisme social, définit l’ensemble de notre vie comme une fatalité qui suscite un sentiment d’injustice de moins en moins supportable ? Ou bien faisons nous le choix d’une société où l’égalité des chances peut transformer positivement notre pays ? Une société ou la méritocratie scolaire a encore du sens ? Une société où nos différences nous enrichissent, où chacun trouve sa place ?

Une société où être la 7e puissance économique mondiale profite à chacun de ces citoyens et donne du sens à l’espoir d’émancipation. La mixité sociale en éducation, sujet complexe et délicat, est confrontée à des défis majeurs, mais les raisons d’être optimiste ne manquent pas. Des initiatives et politiques visant à promouvoir la mixité sociale sont déjà en place dans divers systèmes éducatifs. Ces efforts démontrent que le changement est possible, même si le chemin vers un système éducatif inclusif et égalitaire est encore long.

Je conclurai en reprenant les mots d’Albert Jacquard, « le système éducatif peut être défini comme le lieu où l’on enseigne et où l’on pratique l’art de la rencontre ». Un constat qui invite à une réflexion profonde sur notre engagement pour une éducation plus désirable, plus inclusive et équitable. Une éducation qui n’est pas vue comme un problème mais une solution aux maux de notre époque.